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Martinique
« À la Martinique, confessait Gauguin, j'ai été capable d'être moi-même. » L'île aux fleurs et aux cocotiers opère sur le voyageur un changement d'état d'âme, son charme se manifeste quand est venue l'heure de rentrer. Cette petite île possède bien des atouts, notamment celui de marier l'inconciliable : sucre et rhum, alizés et cyclones, volcans et végétation paradisiaque, les souvenirs d'époques fastueuses et le pêché originel de l'esclavage. Une fois le paradis des brochures mis au rencard, la réalité antillaise fascine, bouleverse, éveille. À la Martinique, il ne faut pas se contenter de la plage ; vivre sur cette île, c'est aussi côtoyer au quotidien une population vivante et nonchalante tout à la fois. C'est aller à la rencontre d'une culture, d'un peuple déraciné qui cherche ses marques. Bien sûr, en Martinique, il y a le ciel, le soleil et la mer, mais il y a aussi la montagne, tellement liée à la vie locale, et la forêt tropicale, encore si méconnue des touristes. Le charme de cette île tient avant tout à sa diversité, depuis le calme des côtes caraïbes jusqu'au déchaînement de l'Atlantique qui fouette les falaises abruptes. Le plus important de tout : apprendre à ne plus regarder sa montre, laisser s'égrener les minutes, les heures, tout doucement...
Carte d'identité
- Superficie : 1 130km².
- Situation : à 7 000 km de la France, à 3 150 km de New York, à 440 km de la première côte sud-américaine. 25 km la séparent de la Dominique, 37 km de Sainte-Lucie. Quant à la Guadeloupe, elle est à 120 km.
- Préfecture : Fort-de-France.
- Population : 399 000 habitants.
- Densité : 360 hab./ km².
- Température de la mer : 25 °C.
- Température de l'air : 30 °C.
Avant le départ
Adresses utiles
- Comité martiniquais du tourisme : 2, rue des Moulins, 75001 Paris. Tél. : 01-44-77-86-00. E-mail : cmt@martiniquetourisme.com. Internet : www.martiniquetourisme.com. M. : Pyramides. Ouvert du lundi au vendredi de 9 h 30 à 13 h et de 14 h à 17 h 30. Assez efficace et sympathique.
- Comité martiniquais du tourisme : immeuble du Beaupré, pointe de Jaham, 97233 Schoelcher. Tél. : 05-96-61-61-77. Internet : touristmartinique.com.
- Office du tourisme de la Martinique au Canada : 1800 McGill College, suite 1010, Montréal, Québec, H3A-3J6. Tél : (514) 844-8566. E-mail : toursit.martiniquemontreal@qc.aira.com. Ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 17 h.
Formalité
Une carte d'identitéou un passeport suffit pour ceux qui se limitent aux îles françaises.
Pour les Belges, carte d'identité belge ou passeport en cours de validité. Pour les Suisses et les Canadiens, passeport valide.
Pour ceux qui désirent poursuivre leur périple dans les îles ex-britanniques (ça vaut aussi le détour), passeport en cours de validité en principe obligatoire. Un billet de retour ou de continuation de voyage est théoriquement exigé à l'entrée.
- Douanes : contrôles de routine, même pour ceux revenant des ports francs comme Saint-Martin et Saint-Barthélemy (attention néanmoins pour les appareils photo).
IMPORTANT : à la suite de trop nombreux abus et pour des raisons de sécurité, les contrôles sont désormais très stricts au niveau du poids des bagages, notamment du bagage cabine. Votre valise en soute ne doit pas dépasser les 36 kilos. En cas de dépassement, vous risquez de devoir abandonner votre excédent de poids dans la poubelle la plus proche (ou de payer très cher votre supplément), et ils sont intransigeants !
Carte internationale d'étudiant (ISIC)
Elle prouve le statut d'étudiant et permet de bénéficier des avantages qu'offre le statut étudiant dans le pays où l'on se trouve. Cette carte ISIC donne droit à des avantages exclusifs sur le voyage (billets d'avion spéciaux, assurances de voyage, cartes de téléphone internationales, locations de voiture, navettes d'aéroport…), l'hébergement, la culture, les loisirs...
Toutes les infos complémentaires sont sur : www.isic.fr.
Argent
Monnaie
L' euro, comme dans n'importe quel autre département français. Prévoir du liquide pour régler les petits achats. Penser à prendre ses précautions en début de week-end car les distributeurs se vident à vitesse grand V.
- Les cartes de paiement et chèques de voyage sont acceptés dans les grands restos et hôtels. Attention, les chèques hors place (émis d'une banque de la métropole) sont presque systématiquement refusés ; il est préférable d'avoir du liquide. Beaucoup de métropolitains qui gèrent des gîtes ou des restos sur place acceptent cependant les règlements par chèque.
- Avec les chèques postaux et la carte de dépannage, retraits possibles dans les bureaux de poste.
- Quelques établissements acceptent enfin les chèques-vacances, chèques - déjeuner et tickets-restaurant.
Budget
Les Antilles peuvent coûter assez cher.
Aujourd'hui, la tendance est aux locations à la semaine, en chambre d'hôtes, en gîte, mais aussi bien sûr, et surtout, en hôtel-résidence. Les prix varient grandement en fonction de la localisation, du confort et de la saison.
Les prix augmente sans cesse ; ne soyez donc pas surpris par un décalage oscillant entre 5 et 10 %.
Les tarifs des restos étant moins sujets aux fluctuations, nous les classons par catégorie de prix, sur la base d'un repas complet.
- Très bon marché/ sur le pouce : moins de 10 euros
- Bon marché : de 10 à 17 euros
- Prix moyen : de 17 à 27 euros
- Plus chic :de 27 à 37 euros
- Très chic : 37 euros et plus.
Sinon, on note une hausse du prix des musées et des sites touristiques. Compter souvent entre 5 et 10 euros pour des « attractions », privées pour la plupart et sans grand intérêt.
IMPORTANT : la différence des prix entre haute et basse saison. Concernant l'hébergement et les restos, elle peut être exorbitante.
Bien sûr, il existe des boutiques hors taxes à l'aéroport, assez bien fournies (rhum, cigares, parfums...).
Cuisine et boissons
Les spécialités
Entre autres : le boudin créole, les accras (beignets de morue aux fines herbes ou beignets de légumes), les crabes farcis, les blaffs (poissons macérés au citron vert, le délicieux calalou (purée de légumes), le féroce (purée d'avocat à la morue hachée), le lambi (gros coquillage dans lequel on entend la mer), le chatrou (poulpe), le gratin de palourdes, le touffé de requin et le bébélé (tripes ou andouillette et bananes vertes ou boulettes de pain). Il y a aussi la fricassée de z'habitants (les écrevisses rouges). Attention : les poissons pêchés à Saint-Barthélemy et dans certaines zones de la Martinique sont toxiques.
Fruits et légumes
ll en existe près de 75 variétés. En voici un échantillon, apprenez à les connaître :
- Les gombos : couleur verte, aspect de piment, en plus gros. Cuits, ils deviennent gluants.
- La caïmite :genre de kiwi, à la peau soit verte ou violet pourpre foncé.
- L'igname :tiges grimpantes dont les racines sont lavées, rapées, séchées et broyée en farine. Goût proche de celui de la pomme de terre. On la sert en purée ou en pain.
- Le manioc :plus de goût que l'igname. Servi en purée ou en pain.
- La canne :sucer la pulpe comme un bâton de réglisse.
- La christophine : aspect d'une poire jaune pâle ou vert clair.
- Le giraumon : léger goût de potiron. Existe aussi en métropole. Couleur laiteuse.
- La carambole :joli petit fruit jaune en forme d'étoile. Goût d'agrume assez acide.
- La patate douce : couleur rose, goût légèrement sucré
- Le corossol : avec une panse verte hérissée d'épines.
- La goyave :petit fruit rose, au goût douceâtre et farineux. Excellent en jus.
- Le fruit de la passion ou maracuja :fruit jaune, rond et lisse.
- Et aussi : papayes, oranges, litchis, citrons verts, pamplemousses, fruits à pain, choux-pays, mangues, pommes-cannelle, sapotilles ananas, noix de coco, melon, etc.
Boissons
La reconnaissance fin 1996 d'une AOC « Rhum agricole de la Martinique » a beaucoup fait pour la notoriété et la qualité du rhum en général. Le rhum issu de la canne reste le seul vrai rhum. La canne est pressée. Tandis que ses déchets (la bagasse) partent alimenter les chaudières, le jus (vesou) est tamisé, décanté, filtré et mis à fermenter. Selon le temps de repos, on obtient le « rhum blanc » (jeune) ou le « rhum vieux » (vieilli en fût de chêne). Pour obtenir l'appellation « rhum paille », le rhum blanc passe également en foudre de chêne pendant un an minimum. Ne pas hésiter, en revanche, à acheter du rhum dans un supermarché. À la douane, en principe du moins, dix litres d'alcool sont autorisés par personne.
Le punch planteur est une autre façon traditionnelle de le consommer. Du jus de fruits, du sucre de canne, du rhum (jeune et vieux) et un zeste de citron vert. Les recettes sont variées et les secrets du rhum infinis... (voir ci-dessous).
Aussi des jus de fruits succulents et bon marché : corossol, mangue, maracuja, prune de Cythère, etc.
Leçon de ti-punch
Boisson composée de citron vert, sirop de canne, cognac ou rhum. Traditionnellement, les verres et les bouteilles sont sur la table, le citron est coupé en petits morceaux dans une soucoupe et le sucre disposé dans une autre. Ici, le ti-punch se boit le plus souvent sec et d'un trait, suivi d'un verre d'eau glacé
Culture
Habitat créole
Quelques vieilles « habitations » de pierre, au centre d'une plantation, font revivre l'enfer de l'esclavage. Certaines sont privées, d'autres converties en musée ou en hôtel de luxe. Faites l'impossible pour les visiter : les habitations constituent les seuls monuments des Antilles. Elles renferment leur mémoire.
Musique et danse créoles
Des enfants se déchaînent sous la véranda d'une case. Bidons, casseroles, balustrades, tout ce qu'ils trouvent est percuté en rythme. Et aucun passant ne se plaint du fracas.
Tandis que chez les colons on dansait le menuet et le quadrille, chez les esclaves on attachait plus d'importance au son du tambour et des percussions pour accompagner les danses rituelles : le léwoz, rythme guerrier (sur lequel on attaquait les plantations) ; le kaladja, symbole de la lutte en amour ; le pajyanbel, quand on coupe la canne ; le toumblak, danse d'amour, de fertilité, danse de la terre ; le graj, pour accompagner les travaux agricoles ; le woulé (ou « valse créole ») ; le mendé - après l'abolition de l'esclavage - qui accompagne le carnaval et le gwo-ka (ou « la voix de l'esclave ») : l'origine du mot reste encore incertaine ; on pense avoir retrouvé ses traces vers le golfe de Guinée ou dans le haut Dahomey. Le gwo-ka fut le premier moyen d'expression et de communication des esclaves débarqués aux Antilles au XVIIIe siècle. C'est un tambour fabriqué à partir d'un quart de tonneau qui servait à transporter les salaisons. Transformé en « tam-tam », il devint ensuite le témoin vital de tous les actes importants de la vie quotidienne : naissance, travail, révoltes, veillées mortuaires... Symbole de chants incantatoires et de danses rituelles, son rythme reste très prisé - avec quelques variantes - en Haïti, à Cuba, au Brésil et aux îles Vierges.
Mais les danses à orchestre, plus gaies et plus profanes, tiennent le haut du pavé : valse, mazurka, polka (souvenirs des colons). Tonique et lascive, la biguine est même devenue le sport national des Antilles françaises. Le zouk, surtout, fait le régal des radios, le zouk-love, un zouk langoureux et moite, à danser « collé-serré ». Un des jeux favoris tant de réussir à danser avec sa ou son partenaire sur le même carreau et de surtout ne pas en sortir... ça crée des liens. Au début du siècle, le mot zouk désignait un bal campagnard plutôt chaud, déconseillé aux femmes de la bonne bourgeoisie... on comprend pourquoi ! Malgré un retour aux racines - le gwo-ka -, l'influence des Grandes Antilles (salsa, reggae) domine la création musicale. Malavoi, la Compagnie créole, Difé : dans l'Hexagone, la nouvelle musique antillaise est montée en puissance. Un groupe comme Kassav (zouk) peut se permettre de remplir le Zénith et de jouer les stars en Afrique. Tant mieux !
Médias
Presse
France-Antilles est l'unique quotidien de l'île. Créé en 1943, il reprend l'actualité martiniquaise et internationale. Vous y trouverez un tas d'infos sur les manifestations culturelles de l'île (théâtre, concerts, ciné, fêtes traditionnelles...).
Les titres de la presse métropolitaine et internationale sont également disponibles, mais avec un jour ou deux de retard.
Les guides annuels Sa Ou Fè et Choubouloute, ou encore les mensuels gratuits, recèlent plein d'informations utiles sur l'île (sports, loisirs, sorties...). Renseignements auprès des offices de tourisme.
Radios
Elles assurent un réel service local et reflètent l'ambiance musicale et politique des îles.
Quelques fréquences : Radio Martinique RFO (92 ou 94.5 FM), RFI (reprise sur différentes fréquences : 100.6, 106.2 ou 99.9), Radio Caraïb internationale (91.2, 98.7, 103 ou 104.6 FM …).
Télévision
Vous aurez le choix entre ATV ( Antilles Télévision) et Canal-Antilles (deux chaînes de télévision privée), ou Tempo et Télé Martinique, qui appartiennent à RFO.
Géographie et climat
Géographie
Situé en plein coeur de l'archipel des Caraïbes, la Martinique est une île de 64 km de long sur à peine 30 km de large, dominée par la montagne Pelée culminant à 1 397 m. Elle présente une grande diversité dans le paysage. Le Sud est constitué de collines et de mornes à la végétation peu abondante. Le Nord est montagneux. La montagne Pelée et les pitons du Carbet; les 2 massifs volcaniques de l'île, se trouvent dans le Centre-Nord.
Climat
Deux saisons. De fin décembre à mai, la saison sèche. Le thermomètre flirte avec les 27°C et les hôtels sont souvent complets. Pendant nos vacances d'été en revanche, c'est la saison humide : « l'hivernage » court de la mi-juin à novembre. De fin août à octobre, les cyclones adorent faire leur apparition. Ils ne se font pas toujours annoncer par les syndicats d'initiative.
La température de l'eau peut dépasser 28°C de juillet à octobre et ne descend pas au-dessous de 26°C durant la saison sèche.
Toute l'année, le soleil se lève entre 5 h et 6 h et se couche entre 17 h 30 et 18 h 30.
Faune et Flore
Faune
Quelques manicous (de l'ordre des marsupiaux), des crapauds fofo, des petits lézards ( anolis), des iguanes (rares).
Dans les forêts, on peut voir le merle piailleur et l'oiseau-mouche. Bêtes à bobos, rares !
Les tortues marines fréquentent les côtes martiniquaises.
Flore
L'altitude et les sols modulent la luxuriance. Après la mangrove littorale, vient l'étage des cultures. Puis la forêt, avec ses arbres-montagnes, ses fleurs irréelles.
Une curiosité : une petite herbe "Marie-la-honte" avec ses feuilles en forme de palme qui se referment au moindre effleurement.
Parc naturel régional de la Martinique
La Martinique ne possède pas de parc national mais un parc régional. Le territoire couvert par le parc s'étend sur 64 000 ha et se divise en quatre zones distinctes :
- le Nord-Caraïbe (incluant évidemment la montagne Pelée) ;
- le Sud ;
- la presqu'île du Sud-Ouest ;
- la presqu'île de la Caravelle. Un endroit exceptionnellement bien préservé
Pour de plus amples informations sur le parc, sa charte, ses actions, s'adresser à la Maison du Parc, domaine de Tivoli, BP 437, 97200 Fort-de-France (sur les hauteurs de Fort-de-France, à 3 km, accès par la route de Balata). Tél. : 05-96-64-42-59.
Hébergement
Camping
Le camping sauvage est interdit et il y a très peu de campings officiels. Les rares campings existants ont pas mal de problèmes avec les normes sanitaires à respecter et sont en cours de restructuration pour la plupart, comme à Sainte-Anne ou au Vauclin.
En revanche,il est théoriquement possible de camper dans les villages en demandant l'autorisation soit à la mairie, soit à l'Office national des forêts; mais allez plutôt dans les mairies.
Gîtes
Le gîte, labellisé ou non, reste la formule la plus adaptée à l'échelle et au rythme de vie martiniquais. Vous resterez indépendant, tout en étant materné, bichonné, guidé. Car les propriétaires, ceux qui jouent le jeu du moins, auront à coeur de vous faire passer un bon séjour et de vous laisser de bons souvenirs. Accueil à l'aéroport, dîner à la table familiale pour votre arrivée, punch accompagné d'accras, jus frais maison, fruits du jardin à disposition, frigo rempli pour votre premier petit déj, conseils pour cuisiner les produits locaux...
La Martinique dispose, pour vous aider à faire un choix qualitatif, de 214 gîtes labellisés Gîtes de France. La plupart du temps, en Martinique, on peut rester sans problème 2 jours ici, 3 jours là. Mais la semaine reste la règle de base. Si vous décidez de séjourner dans un seul endroit, mieux vaut ne pas vous tromper. Les distances sont courtes pour qui veut visiter toute l'île, mais les embouteillages en ont déjà découragé plus d'un.
- Gîtes de France : 59, rue Saint-Lazare, 75009 Paris. Tél. : 01-49-70-75-75. M. : Trinité. Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 18 h 30, et le samedi de 10 h à 13 h et de 14 h à 18 h 30.
Pour la réservation, appeler directement en Martinique : 30, rue Ernest-Deproge, BP 1122, 97248 Fort-de-France Cedex. Tél. : 05-96-73-74-74. E-mail : gites-de-france-martinique@wanadoo.fr. Internet : www.gitesmartinique.com. Ouvert du lundi au vendredi de 8 h à 16 h. Frais de dossier pour une réservation : 15 euros.
Santé et sécurité
Santé
Département français, la Martinique est soumise aux mêmes normes et réglementations sanitaires que la métropole. Les maladies infectieuses et parasitaires ont aujourd'hui disparu : paludisme, pian, filariose lymphatique, bilharziose intestinale (sauf si on a la mauvaise idée d'aller se baigner dans une rivière en aval d'une zone habitée). En revanche, la Martinique est l'un des trois départements français les plus touchés par le virus du sida.
- Les Antilles françaises sont considérées comme une des régions françaises le plus touchées par le virus du sida.
- Gare au mancenillier, ce petit arbre perfide ressemble comme un frère au pommier, fruits compris. Tout est toxique dans ce fichu végétal, de l'écorce à la sève, en passant par les fruits et même les feuilles. Il est même dangereux de s'abriter sous ses branches par temps de pluie puisque l'eau, en ruisselant sur ses feuilles, entraîne des toxines qui provoquent de très graves brûlures, même au travers des vêtements !
- Les scolopendresou mille-pattes, petits carnassiers fréquents en Guadeloupe, sortent souvent les jours de pluie. Leur morsure, venimeuse mais pas mortelle,est très douloureuse et nécessite parfois une hospitalisation.
- Beaucoup de plages sont fréquentées par des chiens, lesquels y laissent des parasites qui peuvent pénétrer la peau des baigneurs (ou surtout des bronzeurs). Mettre des sandales pour marcher sur les plages, et avoir une natte pour s'y allonger.
- Évitez de vous rafraîchir les pieds dans des étangs d'eau douce ou de marcher dans la boue : l'ankylostomiase et l'anguillulose peuvent encore s'attraper.
- Certains poissons contiennent des toxines qui peuvent entraîner, en cas de consommation, des troubles parfois graves (paralysies, chutes de tension) et toujours désagréables (démangeaisons, fourmillements, vertiges...). C'est ce que l'on appelle la ciguatera ou « gratte ». Éviter de manger des poissons avant de les avoir montrés à quelqu'un du coin, surtout si vous les avez pêchés vous-même.
- De temps en temps survient une épidémie de dengue, comme dans toutes les zones humides et chaudes du globe. Cette maladie est transmise par un moustique. Il est recommandé de dormir sous moustiquaire dans les endroits où l'on n'a pas l'air conditionné. Les répulsifs et insecticides divers sont les bienvenus. Dans tous les cas, s'enduire les parties découvertes du corps toutes les 4 h au maximum. L'idéal, c'est peut-être d'emporter des diffuseurs et des plaquettes anti-moustiques pour pièce avec fenêtres ouvertes.
- Attention enfin à tout ce qui fait le charme de ces îles : la superbe cuisine, souvent très pimentée ; les boissons abondantes et raides (les punchs et le « 'tit sec ») ; l'hygiène parfois limite de certains petits lolos ; le soleil, qui peut taper très fort ; les sports en chambre (préservatifs indispensables, comme partout du reste)...
- En plus de ces quelques conseils, il est recommandé d'avoir à jour ses vaccinations « universelles », déjà recommandées en métropole : diphtérie, tétanos, polio, hépatite B ; et pour les séjours un peu long, hépatite A.
Dangers et enquiquinements
- Vols et aux agressions : il s'agit avant tout de respecter des règles élémentaires et de redoubler d'attention dans certaines parties de l'île. Évitez les plages la nuit,et de vous retrouver seul - de jour comme de nuit - dans des coins trop isolés. Évitez aussi de partir seul sur les sentiers de randonnée de basse-terre. Enfin, on recommande une certaine prudence aux femmes non accompagnées.
- Photo : évitez de prendre les gens en photo sans le leur avoir préalablement demandé. Les doudous ou les coupeurs de canne sont gentils mais n'aiment pas du tout ça. Normal !
- Bruit :les nuits tropicales sont animées : cri des grenouilles et chant des crapauds, vaches assoiffées, chiens, coqs antillais. Pendant la journée, l'homme entre dans la partie : radios à tue-tête, moteurs pétaradant, klaxons en liberté... Une véritable cacophonie !
- Randonnées par temps pluvieux : du fait de pluies violentes, ponctuelles et locales, le moindre petit cours d'eau peut s'enfler en quelques secondes, quand bien même le soleil brille sur votre tête ! Donc prudence !
- Baignades :nous constatons toujours avec effarement l'absence de poste de secours et de maître nageurs sur les plages les plus fréquentées. Soyez très prudent et renseignez-vous sur la possibilité de baignade quand vous avez un doute ou quand la plage est peu fréquentée.
La phobie des moustiques
Il est recommandé de dormir sous moustiquaire dans les endroits sans brasseur d'air ni AC. Les répulsifs et insecticides divers sont ici les bienvenus, de jour comme de nuit. Surtout avec les « yen-yens », de minuscules moustiques devenus depuis quelques temps un véritable fléau.
Un laboratoire a mis sur le marché une gamme enfin conforme aux recommandations du ministère français de la Santé : Repel Insect. L'idéal, c'est peut-être d'emporter des diffuseurs et des plaquettes anti-moustiques pour pièce avec fenêtres ouvertes.
Sports et loisirs
La plongée en Martinique
On distingue 3 grandes zones :
- le Nord, de l'îlet la Perle à Fort-de-France ;
- les anses, de la Pointe-du-Bout au bourg des Anses-d'Arlet, avec la pointe Burgos, l'épave du Nahoon, la pointe de la Baleine et la réserve de l'îlet Ramier ;
- le Sud, du rocher du Diamant jusqu'à Sainte-Anne, avec le célèbre rocher, les Trois-Vallées, l'Arche ou encore la pointe Borgnèse.
Au sud de la Martinique, les fonds sont constitués de coraux durs et de sable blanc. Aussi l'eau apparaît, par endroits, de couleur turquoise.
Les spots de plongée du Nord se rencontrent autour de la baie de Saint-Pierre avec, notamment, le rocher de la Perle, magnifique, ou encore l'exploration des fameuses épaves englouties en 1902 pendant l'éruption de la montagne Pelée. Le sable noir, d'origine volcanique, confère aux lieux une atmosphère particulière, bien différente des sites du Sud. Nombreuses éponges et bombes volcaniques. Quant au relief sous-marin, il épouse celui de la montagne Pelée, d'où l'alternance de tombants et de plateaux coralliens.
La chaleur et la clarté des eaux tropicales constituent une invite à la descente et on finit par plonger à 50 m de profondeur comme si l'on se « baignait » dans 25 m d'eau. Soyez prudent. Pour plonger malin, il est intéressant de se procurer la carte marine du lieu que vous souhaitez explorer auprès du Service hydrographique et océanique de la marine, 13, rue du Chatellier, 29275 Brest Cedex. Internet : www.shom.fr.
Randonnées dans l'île
N'hésitez pas à découvrir la Martinique de l'intérieur. Sans être un randonneur acharné, on peut entreprendre de belles balades agréables, plus ou moins difficiles, qui permettent de découvrir la forêt tropicale. Attention toutefois à la météo.
L'ONF (Office National des Forêts) propose une trentaine de sentiers balisés de difficultés différentes.
- Comité de la randonnée pédestre de la Martinique (CRPM) : Maison du tourisme vert, 9, boulevard du Général-de-Gaulle, BP 1003, 97200 Fort-de-France. Tél. : 05-96-70-54-88. E-mail : cdrp.martinique@wanadoo.fr.
Si vous ne deviez réaliser qu'une seule randonnée , faites celle qui relie l'Anse Couleuvre à Grand-Rivière ou l'inverse. Celle de la montagne Pelée est bien séduisante, mais seulement quand le sommet est dégagé.
Traditions
Religions et croyances
Les Églises
Même si la religion catholique constitue toujours la première communauté de l'île, d'autres viennent désormais ici prêcher la bonne parole. Adventistes (deuxième communauté), baptistes, méthodistes, témoins de Jéhovah … Une singularité en appelle une autre. Comme en Polynésie, les micro-églises sont ici chez elles. Pour beaucoup d'Antillais, en effet, la ferveur importe plus que le chemin.
L'hindouisme
Les temples hindous font regretter Bénarès, le çivaïsme s'est transformé au contact des chrétiens créoles. La grande fête s'appelle tout simplement Bon Dieu Cooli (le coolie, c'est l'hindou).
La sorcellerie et les superstitions
Vos chances sont minces de croiser un quimboiseur ou un séancier, l'équivalent de nos « j'teux d'sort » berrichons. Ou plutôt, vous pouvez tout à fait en croiser un mais sans le savoir. Les Martiniquais qui ont besoin de leurs services savent où les trouver. On les consulte toujours pour les mêmes raisons, l'argent et l'amour. Les recettes courantes consistent en la confection d'amulettes, de philtres, de tisanes ou de bains corporels à base d'herbes, comme le crésyl qui éloigne le mauvais sort. Des pratiques plus noires en appellent à l'aide des morts pour éliminer un rival.
Dans l'imaginaire antillais, les zombis restent toujours d'actualité. Ils ont un sens différent du vaudou haïtien et désignent ici divers « grands diables » qui viennent vous tourmenter, le plus souvent la nuit.
Les rites funéraires
Les Antillais entretiennent un rapport particulier avec leurs morts. Les veillées mortuaires servent à accompagner le mort jusqu'à sa dernière demeure pour qu'il ne revienne pas tourmenter les vivants. Dans la chambre, on pleure le disparu ; dehors, sous la véranda, famille et amis se réunissent pour parler du défunt, évoquer sa mémoire, raconter des histoires et ce, jusqu'à l'aube. On va manger et, bien sûr, boire du rhum, sans oublier d'en verser une petite goutte à terre par respect pour le mort.
Vêtement traditionnel
Adieu foulards, adieu madras, le costume des doudous n'est plus porté que pour les fêtes ou le carnaval. Ce costume de fête était constitué d'un superbe jupon de broderie anglaise, corsage décolleté, jupe ample en madras (un tissu mordoré apporté ici par les indiens), foulard triangulaire, grande robe chatoyante pour les fêtes, sans oublier un arsenal de bijoux en or (collier-chou, chaîne-forçat...).
Transports
Location de voitures
C'est bien sûr la meilleure solution si vous ne voulez pas perdre tout votre temps à tendre l'index (et non le pouce) ou à attendre un hypothétique taxi. Ceux qui séjournent une semaine dans l'île et dont les moyens sont limités peuvent en faire le tour en 2 jours. En haute saison, il est recommandé de réserver longtemps à l'avance.
Il n'est pas exagéré de signaler l'extrême prudence et le sens de l'anticipation dont il faut faire preuve lorsqu'on est au volant. La conduite nocturne se révèle particulièrement dangereuse, les verres de rhum en fin de journée étant plus nombreux qu'au réveil. Mais, plus que l'alcool, c'est la vitesse qui reste la principale cause de mortalité. D'où la multiplication des contrôles et l'installation de radars.
Les Antillais, dont le comportement est plutôt paisible d'ordinaire, se transforment bien souvent en chauffards au volant.
Location de motos
Très peu développée. On ne vous conseille pas cette formule, à moins que vous ne soyez un as du deux-roues.
Taxis collectifs « T.C. »
En fait, c'est (hélas) le seul véritable transport en commun de l'île, une fois sorti de l'agglomération foyalaise. Ils passent dans tous les villages sans exception, mais l'organisation en étoile ne rend pas le système très performant.
Tous les T.C. partent de Fort-de-France ou, au contraire, convergent vers Fort-de-France, ce qui n'arrangent pas les affaires de ceux qui voudraient faire le tour de l'île, par exemple. Pas d'horaires, les T.C. partent quand ils sont pleins. Alors l'attente peut durer longtemps, très longtemps... Et si vous montez dans le T.C. de Grand-Rivière (extrême nord de l'île) pour descendre avant (à Sainte-Marie, par exemple), sachez qu'on vous fera payer le tarif maximal car vous avez pris la place de quelqu'un qui aurait pu aller jusqu'à Grand-Rivière !
Les taxis collectifs s'arrêtent vers 17 h 30 au départ de Fort-de-France, souvent un peu plus tôt dans les autres communes. Enfin, ils fonctionnent peu, sinon pas du tout le week-end. Pas d'arrêts matérialisés, dans la campagne, exceptés quelques abris ici et là, de plus en plus nombreux tout de même, notamment aux entrées et sorties de villages.
Il suffit de leur faire signe, ils s'arrêtent à la demande. La destination est marquée sur le pare-brise ou sur la porte. S'ils sont pleins, ce qui est souvent le cas, ils ne s'arrêtent pas. À Fort-de-France, où ils sont regroupés près du « malecon » (la jetée), très nombreux départs pour toutes les directions.
Bateaux-navettes
Plusieurs compagnies relient en principe la baie de Fort-de-France aux Trois-Îlets (bourg, Pointe-du-Bout, Anse Mitan, Anse à l'Âne) mais la situation n'a rien de réjouissant : dépôt de bilan des uns, bateaux des autres qui tombent en panne, horaires plus que fluctuants...
La crise repousse un peu plus l'avènement de la navette annoncée pour relier Sainte-Anne à Fort-de-France via Le Marin, mais remet aussi en cause celle devant relier la capitale à Saint-Pierre.
Utilisez les navettes au maximum, quand elles existent, pour vous rendre dans la capitale. C'est vraiment le moyen idéal pour se déplacer, quand les routes sont bloquées...
Auto-stop
Corollaire obligé du taxi collectif. En attendant celui-ci, nombre de Martiniquais pointent l'index. Après 18 h, c'est ça ou rentrer à pied. Si vous êtes en voiture, n'hésitez pas à prendre les stoppeurs. Prudence tout de même : les soirs de week-end, pas mal d'entre eux sont légèrement éméchés.
Vie pratique
Décalage horaire
Le décalage entre la métropole et les Antilles est de 5 h en hiver et 6 h en été. Quand il est midi à Paris, il est donc 7 h à Fort-de-France en hiver ou 6 h en été
Fêtes et jours férié
Sachez que la vie nocturne n'est pas de tradition aux Antilles. Les Antillais dansent surtout en famille ou entre amis à l'occasion des fêtes (les célèbres zouks).
Même si la campagne peut vous sembler endormie le week-end, soyez sûr qu'il existe quelques part une fête patronale. À tour de rôle, chaque bourgade à la sienne.
À la Toussaint, tous les cimetières des îles s'embrasent de bougies, en mémoire aux défunts. Les familles se réunissent, nettoient les tombes, discutent… Moins spectaculaire mais ô combien dépaysant lui-aussi, le Noel antillais. Mais la fête majeure des Antilles est le carnaval. Juste le temps de se reposer et voilà le week-end de Pâques qui arrive. Fiesta garantie sur les plages et dans les hôtels.
Horaires des banques
Elles sont généralement ouvertes du lundi au vendredi de 8 h à 12 h et de 14 h à 16 h. Selon les agences, elles ferment le lundi ou le mercredi après-midi. Nombreuses banques à Fort-de-France et dans la plupart des villages. Pour les retardataires, certaines agences du Crédit Agricole ouvrent le samedi de 8 h à 12 h. Prenez votre mal en patience si vous devez faire la queue.
Langue
L'accent créole, chuintant, chantant, c'est déjà les îles. Et pour le ponctuer, des gestes, des rires. Mais, vous risquez d'en rester au BA-BA de cette charmante langue : émaillée de mots anglais, espagnols, caraïbes, africains et d'idiotismes purs, cette langue à part entière nécessite un sérieux apprentissage. D'ailleurs aujourd'hui, on l'enseigne, on le diffuse, et avec la chanson, le « kreyol » a trouvé à s'exporter.
Poste
On trouve des bureaux de poste dans tous les villages.
- Horaires : bureaux de poste fermés généralement vers 16 h. Ouverts le samedi matin.
- Affranchissement : tarif identique à celui de la métropole pour les plis à destination de la France. Pour les autres pays européens, c'est plus cher. Les timbres se vendent dans les bureaux de poste et les boutiques de souvenirs.
- Code postal : 972 (Martinique).
Téléphone
- Tous les numéros indiqués comportent 10 chiffres. Ils peuvent être composés directement de métropole. Depuis l'étranger, composer le 00-596 suivi de 9 chiffres. Les téléphones fixes commencent par 05-96 et les portables par 06-96.
-Des cabines téléphoniques sont installées un peu partout mais beaucoup sont hors d'usage.
- Les tarifs (tendance à la baisse) :
- De la métropole vers la Martinique : 0,10 euros les 10 premières secondes, puis 0,27 euros /mn aux heures pleines (du lundi au vendredi de 8 h à 19 h), 0,22 euros /mn en tarif réduit.
- De la Martinique vers la métropole : 0,10 euros pour les 10 premières secondes, puis 0,24 euros /mn en plein tarif, 0,19 euros /mn en tarif réduit.
- Les portables : de manière générale, cela reste hors de prix, d'autant que l'on paie dans les deux sens… Plus intéressant, si vous devez beaucoup téléphoner et si vous restez quelque temps sur l'île prenez une carte locale prépayée, qui remplacera la vôtre le temps du séjour.
- Les points Internet sont peu nombreux : il y en a quelques-uns à Fort-de-France. Pour consulter les points d'accès Internet dans chaque ville : www.adtic.org.
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* Prix trouvé par un internaute le 29/09/2008 à 09h00
Dernière mise à jour : le 30/09/2008 à 9h00
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