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Athènes

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Drapeau Grèce





Si vous vous attendiez à trouver une cité grecque typique, assoupie, avec des bâtiments blancs, un tranquille port de pêcheur, des ruelles paisibles et des vieillards sympathiques, vous serez certainement surpris. Malgré les célèbres monuments et les antiques vestiges qui s'y trouvent, Athènes est tout sauf une ville morte. La capitale est animée, parfois même grouillante. Sa chaleur étouffante en été, ses innombrables cars de touristes, sa circulation automobile, ses immeubles tristounets et le néfos, immense nuage de pollution provenant des industries du Pirée, la rendent parfois invivable. Athènes n'est pas vraiment une touristique, ni représentative de la culture du pays, ce qui explique que le voyageur ne prend pas toujours le temps de s'y attarder. Et pourtant, cette grosse ville qui n'a rien de dépaysant ne ressemble en rien au reste de la Grèce, et mérite incontestablement un petit détour, ne serait-ce que pour admirer les collections extraordinaires de son musée archéologique ou pour arpenter les hauteurs de l'Acropole, le site antique le plus célèbre du monde.

Carte d'identité

- Caractéristiques : capitale et plus grande ville de Grèce, chef-lieu de la région de l'Attique.- Superficie : 40 km² (ville centre) ; 427 km² (métropole). - Population : 729 000 habitants. L'Attique compte près de 3 754 000 habitants, soit près d'un tiers de la population grecque (estimations 2005). - Monnaie : euro. - Maire : Théodoros Behrakis (depuis février 2006). - Décalage horaire : Une heure. Quand il est midi à Paris, il est treize heures à Athènes.

Infos pratiques

Renseignements touristiques

En France

- Office du tourisme :3, avenue de l'Opéra, 75001 Paris. Tél. : 01-42-60-65-75. Fax : 01-42-60-10-28. Internet : grece.infotourisme.com. M. : Palais-Royal-Musée-du-Louvre. Ouvert du lundi au jeudi de 9 h à 18 h et le vendredi jusqu'à 17 h.
- Ambassade de Grèce :17, rue Auguste-Vacquerie, 75016 Paris. Tél. : 01-47-23-72-28. Fax : 01-47-23-73-85. Internet : www.amb-grece.fr .
- Consulat général de Grèce :23, rue Galilée, 75016 Paris. Tél. : 01-47-23-72-23. Fax : 01-47-20-70-28. M. : Boissière. Ouvert de 9 h 30 à 13 h.
À Marseille : 38, rue Grignan, 13001. Tél. : 04-91-33-08-69. Fax : 04-91-54-08-31. Ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 13 h.
Consulats honoraires à Ajaccio, Bordeaux, Cherbourg, Dunkerque, Grenoble, La Rochelle, Le Havre, Lille, Lyon, Nantes, Nice, Reims, Rennes, Rouen, Saint-Étienne, Strasbourg et Monte-Carlo.
- Institut d'études néo-helléniques :19 bis, rue Fontaine, 75009 Paris. Tél. : 01-48-74-09-56. Fax : 01-42-80-45-79. Internet : www.ienh.org. M. : Pigalle. Propose, entre autres, des cours d'initiation au grec moderne.

À Athènes

- Office du tourisme (siège) :7, odos Tsokha. Tél. : 21-08-70-70-00. Internet : www.gnto.gr. M. : Ambélokipi (ligne 3). Ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 16 h 30. Grand espace d'accueil où l'on peut se ravitailler en documentation. Profitez plutôt de celui de l'aéroport si vous arrivez par avion, ou de l'antenne ouverte en centre-ville (voir ci-dessous).
- Office du tourisme (bureau d'information) :26, Iéroforos Amalias. Tél. : 21-03-31-03-92. Ouvert en saison du lundi au vendredi de 9 h à 19 h, le week-end de 10 h à 16 h ; hors saison, du lundi au vendredi de 9 h à 16 h. Très pratique pour s'informer sur les départs de bateaux, les horaires des musées, etc.
- Ambassade de France :7, odos Vasilissis Sofias. Tél. : 21-03-39-10-00. Fax : 21-03-39-10-09. Internet : www.ambafrance-gr.org.
- Section consulaire : 5-7, léoforos Vassiléos Konstandinou (en face du stade). Tél. : 21-07-29-77-00. Fax : 21-07-22-52-45. Internet : www.ambafrance-gr.org. Ouvert du lundi au vendredi de 8 h à 13h (ouverture au public). Permanence du lundi au vendredi de 13 h à 18 h, et le samedi de 9 h à 13 h pour les urgences (appeler le 693-240-13-43 en dehors des heures d'ouverture ou de permanence, jusqu'à 22 h). Si vous avez perdu vos papiers, munissez-vous d'une déclaration de perte ou de vol, établie dans le bureau de police le plus proche du lieu où les faits se sont produits, et de 2 photos. Vous aurez un laissez-passer (en cas d'absence totale de papier d'identité), après vérification en France, qui vous permettra de quitter le territoire grec. Ces démarches ne sont possibles qu'entre 8 h et 13 h. Prévoir 23 euros.

Formalités

- La Grèce fait partie de l'espace Schengen. À ce titre, les citoyens de l'Union Européenne n'auront besoin que de leur passeport ou de leur carte nationale d'identité.
- Les étudiants pourront utiliser leur carte d'étudiant pour bénéficier de la gratuité dans de nombreux sites et musées (en principe tous les sites et musées nationaux).
- Munissez-vous de votre permis de conduire national avec votre carte verte, en vérifiant que votre assurance englobe bien la Grèce.

Budget

Hôtellerie

Les prix ne sont pas, comme en France, indiqués à l'extérieur. Ils ne sont pas fixes, mais dépendent de la saison et du taux de remplissage de l'établissement. Hors saison, vous pouvez négocier (du moins dans les hôtels pratiquant des prix moyens), car les hôteliers ont coutume de faire fluctuer les prix selon la saison et le degré de fréquentation de l'hôtel. Il faut cependant savoir que l'on peut vous imposer une surtaxe de 10 % parce que vous ne restez qu'une seule nuit.
En revanche, on peut en principe lire les prix à la réception et, dans chaque chambre, il doit y avoir une pancarte indiquant le prix maximum que l'on peut vous faire payer pour une nuit passée dans l'établissement.
Les mois de juillet et août sont les plus fréquentés, et donc les plus chers (de même que la semaine de Pâques). Il peut arriver que les prix doublent ou triplent.

A Athènes, la haute saison commence en général au début du mois d'avril (voire à la mi-mars) et s'achève à la fin du mois d'octobre. Certains hôteliers ne s'embarrassent pas avec les saisons, et pratiquent les mêmes tarifs toute l'année. Il faut rappeler qu'Athènes est une ville très chère par rapport au reste de la Grèce. La situation hôtelière de la capitale n'est pas tès réjouissante : ces trois dernières années, les tarifs ont considérablement augmenté. Les prix s'alignent sur ceux pratiqués dans les autres capitales européennes.

On ne compte guère que 2 ou 3 auberges de jeunesse pratiquant des prix d'AJ à des conditions correctes. Les autres hôtels pratiquant la nuit à 10 € environ par personne sont devenus bien peu fréquentables.

Pour une chambre double dans un hôtel moyen, au tarif haute saison, comptez globalement entre 40 et 75 €. Il faut considérer les tarifs avec souplesseet les apprécier en fonction du contexte. Les prix, dans un certain nombre de cas, sont à géométrie variable. Raison de plus pour tenter de négocier.

Restauration

Dans les endroits touristiques, on trouve surtout des mini-markets qui n'écrasent pas particulièrement les prix. Voici quelques exemples de prix courants, relevés en 2006) :
- un petit souvlaki : 1,20 à 1,50 euros;
- un gyros avec pitta : 1,50 à 2 euros;
- une bière Mythos dans un café : 2 à 3 euros
- une grande bouteille (1,50 l) d'eau minérale : 0,50 à 1,50 euros;
- un yaourt (200 g) vendu à l'unité : 1 à 1,50 euros (tous les laitages sont très chers en Grèce).

Musées

La plupart des sites et musées sont gratuits ou à prix réduits pour les jeunes de moins de 18 ans, pour les étudiants de l'Union européenne (sur présentation de la carte d'étudiant internationale) et pour les professeurs d'archéologie et d'histoire de l'Union européenne (également sur justification de leur profession).

Les fonctionnaires du ministère de la Culture ne sont pas toujours d'excellente composition et ne sont pas forcément bien disposés à vous accorder les réductions auxquelles vous avez droit. Il semblerait aussi que tous les sites n'appliquent pas de manière uniforme ces réductions. Insistez pour faire valoir vos droits, d'autant que le ministère de la Culture a considérablement augmenté les tarifs. Selon l'importance du site, le billet (plein tarif) coûte entre 2 et 12 euros.

Hébergement

Les hôtels

Les hôtels d'Athènes sont parfois décevants par manque d'entretien. L'explication est que bon nombre de ces hôtels datent de l'époque où le tourisme en Grèce a subitement décollé, au début des années 1970. Depuis, ils ont vieilli. Toutefois, il ne faut pas faire de généralités, et vous trouverez aussi des hôtels très sympathiques. De plus, dans le cadre des Jeux Olympiques, pas mal d'hôtels d'Athènes ont eu droit à une rénovation en bonne et due forme.

Les hôtels pour routards, ancien style, sont de moins en moins nombreux à Athènes. On les trouve principalement dans le quartier de la gare et à Plaka (quartier agréable mais bruyant jusuq'à une heure avancée de la nuit). Certains sont bondés en été

Soyez vigilants si vous avez réservé (ce qui est plus que conseillé) : des lecteurs se plaignent chaque année parce que, entre le moment où ils avaient réservé et le jour où ils se sont présentés à l'hôtel, un goupe a effectué une réservation. Téléphonez la veille ou le matin même dev otre arrivée pour vous assurer que votre réservation tient toujours. Et, si vous avez réservé en France en versant des arrhes, faites-vous envoyer un fax de réservation avant votre départ.

Il n'y a pas de camping central à Athènes. Toutefois, dans un rayon de 30 km autour de la ville, on trouve trois campings très bien aménagés et équipés, mais très fréquentés. Comptez 20 à 24 € pour 2 avec une voiture et une tente. Il existe quelques autres campings en Attique, plus éloignés : à Rafina, vers Marathon et vers le cap Sounion.
Il est déconseillé de camper en juillet et août : dès l'aurore, il faut très chaud sous les tentes, et les terrains sont parfois envahis par les moustiques.

Restauration

Athènes offre un grand choix d'établissements, à tel point qu'il est difficile de s'y retrouver. On trouve des tavernè, des psistariès (restaurants spécialisés dans les grillades) et des mézédopolia (spécialisés dans les mezze dont on peut faire un repas complet). Il est également possible de manger sur le pouce un gyros ou un kébab.
Sivous préférez vous acheter de quoi vous préparer un repas, il existe plusieurs supermarchés à proximité du centre touristique, et quelques commerces de détail dans Plaka, mais plus chers. Les bonnes boulangeries existent aussi.

Musées

Les horaires sont susceptibles de varier assez souvent et parfois sans raison. Tout dépend des crédits que le ministère de la Culture affecte à la direction des musées. En 2006, 34 grands sites et musées ont ouvert jusqu'à 19 h 30, mais rien n'indique que ces horaires étendus seront maintenus. Une ouverture de 8 h à 15 h est l'horaire harmonisé valable hors saison (d'octobre à fin mars), à peu près partout. Quelques grands sites et musées sont ouverts jusqu'à 19 h ou 19 h 30 l'été ; les autres ferment à 15 h toute l'année.

Sécurité

Athènes est globalement une ville assez sûre, et les seules mesures de sécurité que nous vous conseillons sont valables dans la plupart des grandes métropoles européennes. Faites attention aux pickpockets qui sévissent dans les lieux touristiques, particulièrement sur les trois grandes places de la ville, au port et à l'Acropole. Ne laissez pas d'objets de valeur dans votre voiture. Faites attention à certains hôtels peu chers autour de la gare où la sécurité n'est pas forcément assurée.

Activités

Fêtes, festivals et manifestations

Fêtes nationales

Les Grecs ont deux fêtes nationales pour deux évènements cruciaux de leur histoire.
- Le 25 mars : commémoration de la révolution de 1821 qui libéra la Grèce de l'occupant turc.
- Le 28 octobre : célèbre le refus de l'ultimatum italien en 1940.
Ces deux fêtes sont l'occasion de grands défilés.

Fêtes religieuses

- La Semaine sainte : elle est traditionnellement plus importante que Noël en Grèce.
- La Pâque grecque (to Paskha) : les musées ou autres sites touristiques sont fermés ou fonctionnent au ralenti du jeudi de la Semaine sainte au lundi de Pâques inclus. Les hôtels sont pris d'assaut et pratiquent bien souvent des tarifs très élevés. Les grands moments religieux de cette semaine sont, le vendredi soir, la procession de l' épitafios (symbolisant le linceul du Christ), la messe du samedi soir qui se termine aux cris de Christos Anesti (« Christ est ressuscité ») et qui est suivie d'un repas commençant par la mayiritsa, une soupe d'abats d'agneau et d'oeufs battus, et enfin le repas dominical avec agneau à la broche pour tout le monde.
- Le lundi de Pentecôte orthodoxe : 50 jours après Pâques. Tout est fermé ce jour-là
- Le jeudi de l'Ascension : grande fête religieuse qui est aussi l'occasion d'un pont.
- Le 15 août : l'autre grande célébration religieuse après Pâques. On parle de la Dormition (en grec, Kimissis) de la Vierge, et non de l'Assomption.

Karaghiozis

Karaghiozis est un spectacle de théâtre d'ombres du nom que son (anti-)héros éponyme, Karaghiozis (« Yeux noirs »). Dans ce spectacle populaire, les figurines articulées sont animées par un « montreur d'ombres » qui les fait bouger devant un écran blanc éclairé.
Karaghiozis est un Grec toujours affamé, vivant misérablement dans sa cahute, avec une ribambelle de gamins turbulents, alors que le pacha turc a un sérail luxueux. Heureusement, il est ingénieux et a un grand bras qui lui permet de se défendre.
D'autres personnages gravitent autour de Karaghiozis : Barba Yorghos, un solide montagnard, Nionios, un lettré caricaturé pour sa préciosité, Morfionos le bellâtre et même Alexandre le Grand ...
Ce spectacle fait profondément partie de la culture grecque et réjouit les adultes comme les enfants. Mais il est aussi à classer dans les chefs-d'oeuvre en péril, car les «montreurs d'ombres» se font de plus en plus rares. Peu de jeunes sont formés et les anciens disparaissent. Il existe encore quelques professionnels ambulants qui exercent cet art.

Vie nocturne

Discothèques

Athènes dispose d'une infrastructure importante et très complète en ce qui concerne la vie nocturne. Les discothèques connaissent les ambiances les plus cool qui soient. Les consommations sont servies à des tarifs un rien moins élevés que chez nous. Ne vous étonnez pas si, parfois, on interdit l'entrée dans les boîtes de nuit aux garçons «non accompagnés» : c'est la règle. Elle a été instaurée afin d'éviter un déséquilibre trop flagrant entre le nombre de filles et de garçons, à la suite de l'intérêt un peu trop vif montré par les teenagers grecs envers les midinettes suédoises ou françaises.
Gazi est le quartier à la mode pour les athéniens fêtards et noctambules. L'animation y est assurée par les nombreux cafés, restos et boîtes qui se sont ouverts odos Perséphonis ou Iéra Odos et de l'autre côté de Piréos, sur odos Ierofandon et Iraklidon. Souvent bien chers ...

Les tavernes

Les orchestres de danses traditionnelles font vivre intensément les tavernes jusqu'à l'aube, et les fêtes et festivals en tout genre prolifèrent. Les tavernes sont des lieux où l'on danse, chante, boit, et casse des assiettes (coutume grecque qui, malheureusement, coûte de plus en plus cher). On vous imposera souvent de commander une assiette de fruits pour avoir droit à quelques gouttes d'ouzo dans un dé à coudre ...

Le rébétiko

Ce blues grec fait de chansons de mauvais garçons des faubourgs, à la voix rauque, sont devenues à la mode dans les années 1950-1960 avant de connaître un certain déclin. Mais les années héroïques du rébétiko sont les années 1920-1940.
Dans sa forme la plus pure, le rébétiko est typiquement une musique pour raconter de courtes histoires et exprimer des sentiments. D'origine très populaire, il a d'abord été chanté clandestinement. Les premières chansons étaient souvent une manière satirique de relater les histoires tirées de la vie des chanteurs exprimant leur détresse.
Le rébétiko populaire introduit l'instrument et le chanteur solo. Les principaux instruments sont le bouzouki (qui appartient à la famille des luths, et qui a souvent 8 cordes métalliques montées par paires) et le baghlamas (petit bouzouki de 40 ou 60 cm, qui fut l'instrument préféré des prisonniers qui le cachaient ).
Le rébétiko s'accompagne de trois danses principales, notamment le zeibékiko, considéré comme LA danse du rébétiko. Il est dansé par un homme seul qui exécute des figures acrobatiques circulaires. Les deux autres sont le hassapikos, dansé par trois hommes qui se tiennent par l'épaule, et le tsiftétéli, une manière orientalisante et moderne de danser pour les femmes.

Shopping

En règle générale, les souvenirs sont relativement chers à Athènes car ils sont fabriqués principalement pour les touristes. Il faut faire attention aux prix affichés dans certains magasins, car ils changent parfois à la caisse.
Parmi les objets d'artisanats, on trouvera des tapis, des sacs tissés à la main, des poteries et des céramiques, des étoffes, etc. Ramenez un komboloi, une sorte de chapelet que l'on égrène pour s'occuper les doigts et qui est peut-être le plus vieux gadget au monde. Bien entendu, avec 140 millions d'oliviers en Grèce, on vous incite aussi à ramener de l' huile d'olive. N'oubliez pas non plus, dans les spécialités gastronomiques, le miel de thym et l' ouzo, un alcool proche du pastis.

Les musées

Le Musée archéologique national

C'est l'un des musées les plus célèbres de Grèce, qui s'étend aujourd'hui dans un cadre totalement rénové. Magnifiques collections de sculptures, céramiques et poteries de la Grèce antique. Impossible de donner une vision exhaustive des richesses de ce musée.
La salle 4 abrite des masques en or dont le célèbre masque d'Agamemnon, découvert à Mycènes. C'est en fait le masque mortuaire d'un roi mycénien. Cette découverte ne doit pas faire oublier la richesse des autres vitrines, notamment la tête de femme provenant de Mycènes et les tablettes découvertes à Pylos.
On trouve aussi des sculptures des VIIIe au VIe siècles av. J.-C., qui permettent de voir l'évolution de la représentation des jeunes hommes, mais aussi le Poséidon de l'Artémision (une magnifique statue de bronze qui représente le dieu de la mer brandissant son trident), des monuments funéraires, le cheval et le jockey de l'Artémision (une superbe œuvre en bronze), la statue en bronze d'un éphèbe (trouvée au large de Marathon et attribuée à Praxitèle), et celle de Persée (trouvée dans un bateau naufragé au large d'Anticythère), enfin des œuvres de la période hellénistique.

Le musée Bénaki

Installé dans un ancien hôtel particulier ayant appartenu à Antonis Benaki, un riche Cairote d'origine grecque qui passa sa vie à collectionner les œuvres d'art, ce musée propose un vaste panorama de l'hellénisme depuis l'âge du bronze jusqu'à la Grèce contemporaine.
Au rez-de-chaussée, on peut voir des armes en bronze, des bijoux, de la poterie « géométrique », de délicats petits bronzes, des casques rares de la période archaïque (VIe siècle av. J.-C.), des figurines de terre cuite, de remarquables bijoux en or (IIIe siècle av. J.-C.), notamment les couronnes de laurier, et des ceintures. Admirables tissus coptes. Peignes en ivoire, peintures funéraires du Fayoum, meubles sculptés, icônes, très belle porte sculptée de sanctuaire venant d'Épire et figurant l'Annonciation.
La nouvelle aile abrite les œuvres de la période chrétienne et byzantine, dont une mosaïque représentant la Vierge (seul fragment sauvé des décorations murales d'un monastère de Constantinople) datant du Xe siècle, et deux icônes du Gréco.
Le 1er étage est essentiellement consacré à la Grèce sous l'occupation turque ou vénitienne. Nombreux vêtements, dont un étonnant tissu brodé de Rhodes. Deux salles de réceptions provenant de maisons seigneuriales de Kozani en Macédoine et datant du XVIIIe siècle ont été reconstituées. Nombreuses aquarelles représentant des vues d'Athènes par des artistes étrangers.
Les 2e et 3e étages sont consacrés à la Grèce soulevée contre les Turcs, puis devenue indépendante. Nombreux objets ayant appartenu à des combattants, dont la lunette de Laskarina Bouboulina, Enfin, les 2e et 3e étages sont l'héroine de Spetsès, qu'elle utilisa sur son bateau, l' Agamemnon, pendant le siège de Nauplie en 1822-1823. Photo de Vénizélos avec un général français en 1918. Des documents concernant de grandes figures de la littérature grecque contemporaine (Séféris, Elytis) complètent le panorama.

Le musée des Cyclades et de l'Art grec ancien

Abrité dans un très bel édifice de verre et de marbre blanc, ce remarquable musée se consacre à l'art dans l'archipel des Cyclades (IVe et IIIe millénaire avant J.-C.). C'est un indispensable complément au musée Bénaki.
Le rez-de-chaussé dresse une introduction à l'art cycladique au IIIe millénaire av. J.-C.
Puis le 1er étage dévoile une collection superbement mise en valeur de 230 oeuvres. Les sculptures des Cyclades (Syros, Amorgos et les Petites Cyclades), appelées « idoles », présentent des formes modernes étonnantes. L'une d'elles mesure 1,40 m de haut. On distingue trois périodes : les figures dites « schématiques » (corps humain au modelé très rudimentaire), les figurines féminines en forme de « violon », et enfin, les plus mystérieuses, celles dites « type de Plastiras ».
On peut aussi voir de nombreuses poteries et lames en bronze, des plats et de la vaisselle étonnamment design. Voir en particulier l'étonnante pièce en marbre, d'un seul bloc, comportant une rangée de pigeons.
Le 2e étage est consacré à l'art grec ancien. Bas-reliefs figurant des banquets, verrerie phénicienne (IIIe siècle av. J.-C.), ravissants tanagras, vaisselle de table en bronze d'Askos (IIe siècle av. J.-C.), amphores et cratères décorés, objets en bronze du Luristan, etc.
Le 3e étage abrite une collection numismatique ou des expositions temporaires, et le quatrième étage la collection Politis avec terres cuites, poteries, figures, kylix (calice) en bronze, armes et casques, cratères joliment décorés. C'est intéressant, mais ces étages soutiennent difficilement la comparaison avec le 1er.

Les plages

Difficile d'émettre un jugement général tellement il en existe des genres différents. Question propreté, il y a des progrès mais à côté des plages équipées en poubelles, combien en manquent encore cruellement ? Il n'est parfois pas inutile, sur des criques peu fréquentées, d'arriver avec son sac poubelle et de faire le ménage...
Officiellement, la quasi-totalité des eaux de baignade sont propres. Au total, 383 plages se sont vu décerner la fameux pavillon bleu (en grec, galazio simé), ce qui constitue presque un cinquième des plages d'Europe récompensées, mais elles se répartissent de manière très inégale. Il y en a assez peu dans les Cyclades. Il semble que dans certains coins, on ne fasse pas les démarches (ou les efforts) nécessaires pour l'obtention de ce pavillon.
On peut voir la liste complète des plages recensées sur le site Internet : www.eepf.gr.

Gastronomie

Spécialités gastronomiques

Les Grecs, dans leur majorité, ne vont pas au restaurant dans un but gastronomique, mais pour s'y sentir bien et passer un bon moment. Le standing est donc une notion qui ne s'applique pas vraiment aux restos grecs. Ce qui compte, c'est que l'on mange bien, bon marché et plutôt copieusement, ce qui est le cas dans la plupart des tavernes. Notez que la cuisine grecque connaît une forte influence orientale.

Entrées

- Féta : le plus célèbre fromage grec (le mot signifie « tranche »).
- Salade grecque (khoriatiki) :littéralement, « salade paysanne », à base de tomates, concombre, poivron vert, olives et féta, sans oublier l'oignon, avec plus ou moins d'huile d'olive. L'entrée presque incontournable qui reste bon marché, et dans laquelle on pioche à plusieurs.
- Mélitzanosalata :salade d'aubergines.
- Tzatziki : yaourt, concombre et ail pilé avec de l'huile d'olive et de la menthe.
- Poulpe (khtapodhi) :se mange sous diverses formes, par exemple en amuse-gueule ( mezze), froid et vinaigré (xydato), chaud, cuit sur le gril (psito), etc. On trouve, mais assez rarement, des boulettes dans lesquelles le poulpe remplace la viande (khtapodokeftédès).
- Calamars (kalamaria) :ne constituent pas non plus un plat de résistance à part entière, mais les portions sont généralement plus copieuses que celles du poulpe et moins chères. Contrairement au poulpe, ils sont désormais le plus souvent congelés.

Plats cuisinés

- La moussaka : le plus célèbre des plats grecs. Viande hachée disposée en couches avec des aubergines, le tout recouvert d'une béchamel. On y ajoute parfois des pommes de terre et on la trouve parfois servie dans une terrine.
- Pastitsio : dans la recette de la moussaka, on remplace les aubergines par des macaronis. Assez bourratif.
- Mélitzanès papoutsakia : aubergines farcies à la viande et gratinées.
- Kolokithia tiganita : courgettes coupées en petites tranches et frites.
- Domatés ou pipériés (yémista) :tomate et/ou poivron farcis au riz.
- Dolmadès (feuilles de vigne farcies) : en conserve, c'est une entrée froide. Beaucoup plus rarement, on tombe sur des feuilles de vigne plus grosses, chaudes, farcies à la viande hachée et recouvertes d'une sauce citronnée aux œufs (avgholémono).
- Rhorta : herbes cuites de la montagne. Parfois proposées sous le nom de vlita. C'est un légume qui s'apparente à nos cardes.

Viandes

- Le souvlaki : un autre plat grec particulièrement célèbre et dont la réputation n'est plus à faire. Le plus souvent sous la forme d'une grande brochette de porc ou de boeuf.
- Brizola : côtelette de porc ou de boeuf.
- Paidakia : côtelette d'agneau.
- Bifteki : attention, faux ami ! C'est bien de la viande, sauf que ça ressemble au hamburger, en meilleur car souvent parfumé avec des herbes.
- Keftédès : boulettes à base de viande hachée, parfumées à la menthe et à l'origan. Le mode de cuisson est différent de celui du bifteki : les keftédè cuisent au four ou dans une casserole, tandis que le bifteki est un plat tis oras (à la minute) qui est préparé sur le grill.
- Kokoretsi : du foie et parfois des abats cuits à la broche.
- Stifado : émincé de viande (lapin ou boeuf) aux oignons.
- Bekri mezze : le mezze du buveur ! De la viande de porc dans une sauce au vin.

Poissons et crustacés

Le poisson n'est pas bon marché, à l'exception du gavros, des gopè (variante des sardines), ou du kolios (maquereau). On trouve des soles, des rougets, des daurades, des mulets, de l'espadon (excellent en steak ou en brochettes), des bars (ou loups), des crevettes, des maquereaux, etc.
Malheureusement, le « vrai » poisson se fait rare : des poissons d'élevage, notamment les daurades grises (tsipourès) risquent de vous être proposés. Assurez-vous de la fraîcheur des produits (notamment dans les lieux touristiques, pour les crevettes, calamars et pouples). Il doit d'ailleurs être spécifié sur le menu s'ils sont surgelés ou non.

Plats végétariens

En raison des restrictions observées par les orthodoxes, notamment au moment du Carême, les plats végétariens sont nombreux sur les cartes. Voici les plus courants.
- Briam : sorte de ratatouille (pommes de terre, courgettes, poivrons et tomates).
- Imam baildi : un plat d'origine turque à base d'aubergines farcies, d'oignons, de tomates et d'herbes.
- Yémista (orphana) : lorsque la tomate et le poivron sont farcis mais sans viande, on les appelle avec humour orphana (les orphelins).

Pâtisseries

Les pâtisseries qu'on appelle « orientales » par chez nous sont présentes en Grèce, héritage turc oblige. Le baklava et le kadaifi, tout deux particulièrement caloriques, sont aussi les plus communs. Goûter aussi au rizogalo (riz au lait saupoudré de cannelle) et au galaktobouréko (un feuilleté fourré d'une sorte de crème anglaise en plus compact), ou encore le revani (ou ravani, un gâteau de semoule bien spongieux). Pas mauvais non plus, l' amigdaloto (pâte d'amandes et de sucre).
On trouve évidemment aussi tous les fruits méditerranéens : pastèque ( karpouzi), melon grec ( péponi, avec l'intérieur vert), mais pas de figues.

Boissons

Retsina et autres vins

Les Français font souvent les dégoûtés à leur première gorgée de résiné ( retsina). N'oubliez quand même pas que c'est le vin de table le plus typiquement grec (il trouve ses racines dans l'Antiquité) et le meilleur marché. Dans l'Antiquité, on enduisait de résine de pin les amphores afin d'en améliorer l'étanchéité. Le vin en prenait le goût. Et aujourd'hui, on a conservé cette habitude, en ajoutant au moût des morceaux de résine de pin d'Alep.

Pour les réfractaires, on trouve aussi à Athènes pas mal de vins non résinés. La Grèce est plutôt « jeune » en matière viticole, mais des progrès constants ont été accompli au cours des vingt dernières années, qui ont permis d'obtenir des vins de qualité, comme ceux du Péloponnèse ou de Macédoine. On trouve aussi des vins cuits très renommés comme le samos ou le mavrodaphni.

Ouzo

C'est le pastis local, pour aller vite. On l'obtient à partir du marc aromatisé à l'anis. Il se boit au verre ou en petite bouteille (karafaki), accompagné de mezze.
Ce nom d' ouzo vient des caisses que l'on expédiait à l'étranger avec l'inscription italienne uso (« à l'usage de ») suive du nom du destinataire.

Café

En Grèce, c'est le café turc qui est à l'honneur (avec le marc), même si on ne le nomme jamais tel quel. Évitez d'employer ce terme, vous risqueriez d'être mal vu. Si vous désirez du café comme il se fait en France, le mot utilisé là-bas est nescafé Mais ça ne vaudra jamais un café turc.
Goûtez aussi le café glacé, très sucré et rafraîchissant, que l'on appelle nescafé frappé.

Transports

Transports urbains

En prévision des jeux Olympiques de 2004, les transports urbains d'Athènes ont fait peau neuve.

Abonnements

Il existe une carte mensuelle, vendue (tarif 2006) au prix de 38 euros (19 euros en tarif réduit), valable sur tous les transports en commun à Athènes. Intéressant pour un long séjour. Pour un séjour plus court, une carte hebdomadaire à 10 euros est proposée. On peut aussi acheter un billet à la journée à 3 euros, utilisable dans tous les transports en commun (valable 24 h à partir du moment où il est émis).
Attention : aucun de ces billets ne peuvent être utilisés pour se rendre à l'aéroport.

Métro ( ilektrikos)

Depuis des décennies, le métro athénien, géré par l' ISAP, n'avait qu'une seule ligne, longue de 25 km entre Le Pirée et Kifissia, une banlieue résidentielle du nord-est : il était impossible de s'y perdre.
Mais après des années de travaux, commencés en 1992 (et qui ont par ailleurs permis d'incroyables découvertes archéologiques), 2 nouvelles lignes ont ouvert fin 1999. Elles ont changé la vie des Athéniens qui ont découvert un moyen de transport rapide et d'une grande sécurité. Elles sont très pratique, en particulier quand on va, depuis le centre d'Athènes, prendre un ferry pour les îles.

Acheter son ticket, à l'unité ou par dix, au guichet ou au distributeur. Les tarifs (fin 2006) : 0,70 euros l'unité pour 1 ou 2 zones de la ligne 1, par exemple pour aller du centre-ville au Pirée. Sur les nouvelles lignes (2 et 3), le prix du billet (fin 2006) est fixé à 0,80 €, et il permet de voyager aussi sur la ligne 1. Tarif réduit : 0,40 euros€.
Attention : si l'on voyage sur la ligne 1 puis, en prenant une correspondance, sur la ligne 2 ou la ligne 3, penser à se munir d'un ticket à 0,70 euros. Sinon, gare à l'amende, plutôt salée. De même, si l'on se rend à l'aéroport (ou pour tout trajet sur la ligne 3 au-delà de la station Ethniki Amyna), penser à acheter le ticket à 6 euros.€
Les enfants de moins de 6 ans ne paient pas. Les tickets sont valables 90 mn. La ligne 1 est ouverte de 5 h à 0 h 30, les lignes 2 et 3 de 5 h 30 à minuit. Le métro est particulièrement pratique pour les voyageurs puisqu'il relie les points touristiques les plus importants.
- Renseignements : tél. :185 (service d'information de l'OASA, l'Agence des transports publics à Athènes) ou sur le site Internet www.ametro.gr.
Attention aux bandes organisées de pickpockets qui sévissent dans le métro, en particulier à Omonia et Monastiraki. Ne pas exposer vos sacs ou bananes.

Bus et trolleys

La plupart des bus urbains gérés par l 'ETHEL fonctionnent de 5 h à 23 h 30. On les appelle les bus bleus. Acheter les tickets dans les cabines jaunes, bleues ou blanches.
Coût d'un ticket (en 2006) : 0,50 euros. Le même ticket n'est pas valable si l'on change de bus, il faut en acheter un autre ou avoir acheté un billet à 1 euros qui permet d'emprunter plusieurs transports en commun en moins de 1 h 30.
Attention : les contrôles sont très fréquents. Il existe aussi une vingtaine de lignes de trolleybus, gérées par l' ILPAP, fonctionnant aux mêmes heures (et pour le même prix). Les vieux trolleys soviétiques commencent à être remplacés par des véhicules beaucoup plus modernes.

Tramway

Un nouveau tramway a été mis en service en juillet 2004. Il est composé de deux lignes, l'une reliant le centre d'Athènes (départ Léoforos Amalias, au sud du jardin national) et Glyfada (sur la côte, au sud du Pirée) ou Néo Faliro (quartier sud du Pirée), l'autre partant de Néo Faliro et longeant la côte pour rejoindre Glyfada.
Ce nouveau moyen de transport, qui fonctionne 24 h/24, aura connu bien des vicissitudes et n'a pas suscité l'adhésion populaire.
Acheter son billet aux stations (pas de vente possible dans le tram). Prix du billet : 0,60 euros. Tarif réduit pour les passagers en correspondance après un trajet en bus, en trolley ou en métro : 0,40 euros.

Le taxi

Les tarifs

Ils doivent être affichés, en grec et en anglais, sur le tableau de bord. Ils indiquent, dans l'ordre (tarifs en 2006) : le coût de la prise en charge (1 euro), celui du kilomètre (0,32 euros, presque le double hors des limites de la cité), les surtaxes (départs de l'aéroport ou d'une gare routière ou portuaire), le tarif de nuit (double du tarif diurne, mais normalement de minuit à 5 h du matin seulement), et ce qui est exigible pour les bagages (normalement ceux dépassant les 10 kg), sans oublier le péage sur le trajet aéroport-centre-ville.
Le minimum pour une course est de 1,50 euros€. Malgré tout, le taxi reste beaucoup moins cher qu'en France. Quelques exemples de prix : de 20 à 25 euros pour un trajet entre l'aéroport et le centre ville, de 7 à 10 euros pour un trajet entre le Pirée et Athènes, et 3 euros pour une petite course en ville.

Ruses et arnaques

- Le coup du premier séjour : en venant de l'aéroport, si le chauffeur vous demande si c'est votre premier séjour en Grèce, cela signifie qu'il va faire un léger détour afin de vous montrer l'Acropole. À chaque fois qu'il vous dira « regardez » et que vous tournerez la tête, il appuiera sur un bouton secret qui fera grimper le compteur de plusieurs euros.
- Le coup de l'hôtel : s'il vous dit que l'hôtel où vous descendez n'est pas terrible, n'est pas bien situé, est complet ou a brûlé, c'est qu'il veut vous conduire dans un hôtel de son choix où il touchera alors une commission.
- Le coup du métro :se pratique surtout au port. Si lorsque vous débarquez, un chauffeur vous indique que le métro démarre à 9 h, s'arrête à 22 h ou est en grève, ne le croyez pas. En fait, le métro est très pratique et très efficace : il fonctionne de 5 h à minuit et dessert toute la ville. De plus, il existe un réseau de bus opérant toute la nuit entre Le Pirée, la place Omonia et la place Syndagma.
- Les autres passagers :le chauffeur a le droit de prendre d'autres passagers allant dans la même direction. Cela ne signifie pas que le prix de la course va être divisé par le nombre de passagers : le chauffeur, lui, encaisse simplement davantage.
- Autres conseils : si le compteur n'est pas branché, demandez au chauffeur de le mettre en route (Put the meter, please). Réglez votre course avant de sortir du taxi et vérifiez toujours votre monnaie avant de descendre. Faites bien attention si vous demandez au chauffeur de vous emmener au bord de la mer pour déguster des fruits de mer frais : il voudra sans doute vous conduire à Mikrolimano, où certains restaurateurs lui verseront une commission.

Un peu d'histoire

La naissance de la cité

Les origines

À l'origine, Athènes apparaissait comme une simple cité grecque comme les autres, ou presque, puisque la ville bénéficiait de la protection d'Athéna, fille du roi des Dieux de l'Olympe, Zeus. La mythologie raconte qu'Athéna et Poséidon, le dieu de la mer et frère de Zeus, s'étaient disputé la petite ville et que la déesse l'emporta en faisant jaillir sur l'Acropole (colline au centre de la ville) un olivier, considéré ensuite comme sacré. L'Acropole connut ainsi très tôt dans l'histoire d'Athènes une fonction religieuse de premier ordre.
Pendant la période mycénienne (1500-1200 av. J.-C.), on se souvient surtout du héros légendaire Thésée, célébrissime pour avoir vaincu le Minotaure. Athènes constituait le centre économique et administratif de la grande cité de l'Attique.

L'essor économique

Pendant plusieurs siècles, la ville, organisée sous un système monarchique primitif, ne connut pas de développement particulier. À partir du 1er millénaire avant J.-C., elle se forgea une solide réputation dans le commerce des céramiques, et consolida ses routes maritimes vers les autres villes de la région. Rapidement, l'agriculture prit de l'ampleur dans les échanges, et la population athénienne se mit à croître considérablement.

Les évolutions politiques

Deux siècles plus tard, comme dans la plupart des cités grecques, le régime évolua graduellement vers un pouvoir aristocratique, jusqu'à l'avènement de la démocratie athénienne (environ 650-500 av. J.-C.). C'est la naissance de la polis (cité) grecque, où l'aristocratie prend le pouvoir. La victoire sur les Perses, repoussés en 490 à Marathon puis battus à Salamine en 480, va auréoler Athènes d'un prestige considérable, l'exploitation de nouvelles mines d'argent au sud-est de l'Attique fournissant quant à elle le nerf de la guerre.

La démocratie athénienne

Le tournant

C'est en 630 avant J.-C. qu'Athènes prend une importance historique capitale. Un aristocrate appelé Cylon parvient à prendre l'Acropole et tente d'imposer la tyrannie à Athènes. Assiégé, il est rapidement contraint de s'enfuir en abandonnant ses partisans. Cet épisode sanglant est rapidement suivi de réformes dans la ville.
Un législateur appelé Dracon rédige les premières lois écrites, dont la sévérité est passée à la postérité sous l'adjectif « draconien ». Ces lois marquent le début d'une justice d'Etat et un premier pas vers la démocratie. Après les préceptes de Dracon viennent des réformes instituées par le sage Solon. Ce dernier effectue une certaine redistribution sociale et édite des lois qui bénéficient aux plus pauvres. Désormais, le peuple commence à avoir un droit de regard sur la politique : c'est l'avènement progressif de la démocratie.

Les premiers pas de la démocratie

C'est bien à Athènes qu'est née cette conception du pouvoir que l'on nomme démocratie. Grâce à Dracon et Solon, Athènes devient, au Ve siècle avant J.-C., une cité où les individus sont gouvernés par un cortège d'élus, et non plus par un monarque dont le pouvoir se fait par filiation. La justice n'est plus arbitraire mais elle est inscrite dans la loi.
Athènes se dote rapidement d'une monnaie, améliore son commerce, notamment de céramiques, et consolide son pouvoir politique. Solon reste, pour la postérité, l'inventeur de la constitution.

Tyrannie et grandeur

Le tournant démocratique de la politique athénienne est stoppé en 561 avant J.-C. par l'arrivée de Pisistrate au pouvoir. Soutenu par le peuple, il instaure une tyrannie qui, étrangement, se révèlera plutôt raisonnable. Pisistrate ne change pas les institutions de la polis, mais poursuit au contraire la conception démocratique de Solon.
Il favorise par ailleurs les arts et les lettres, et offre à Athènes sa première grande période de rayonnement culturel. Cette période est également marquée par de grands changements architecturaux dans la ville : les palais sont embellis tandis que l'Acropole devient officiellement un grand temple en hommage à Athéna.

Les institutions

Après la chute de la tyrannie, la démocratie athénienne va s'établir pour de bon grâce à Clisthène, qui décide d'une totale réorganisation politique de la ville. Athènes se retrouve divisée en de multiples circonscriptions, et les citoyens sont répartis en dix tribus élisant chacune des conseillers siégeant au conseil des Cinq-Cents qui fait les lois, tandis qu'un conseil restreint de 10 archontes se charge de les faire exécuter.
Cette séparation des pouvoirs est le symbole de la démocratie athénienne et empêche, par le vote des citoyens, le retour de la tyrannie.

Le rayonnement d'Athènes

Les guerres médiques

Ce changement extraordinaire dans la politique athénienne va être accompagné d'un rayonnement politique et culturel sur toute la Méditerranée orientale, favorisé par différents facteurs extérieurs. En 490, pour s'opposer à l'avancée de Darius, roi des Perses, les armées athéniennes déclenchent la première guerre médique. Le choc a lieu sur le territoire grec, à Marathon, et les Athéniens parviennent à faire fuir l'envahisseur.
D'après la légende, un soldat fut chargé de porter la bonne nouvelle à la population inquiète d'Athènes et, ayant parcouru les 42,195 km qui séparaient les deux villes avec trop de hâte, il mourut d'épuisement à Athènes juste après avoir annoncé la victoire. Cet épisode donne lieu aujourd'hui à l'épreuve du marathon.

L'alliance

Les Perses décident de prendre leur revanche dix ans plus tard. Cette fois-ci, Athènes organise avec différentes petites villes une véritable alliance de guerre. L'armée grecque décide d'abandonner la ville aux envahisseurs pour mieux les surprendre en pleine mer. Les Perses dévastent la cité et détruisent presque entièrement les temples de l'Acropole, mais sont définitivement battus à Salamine à l'occasion d'une bataille navale mémorable.
Jouissant d'un prestige considérable et désormais débarrassés de toute menace extérieure, les Athéniens deviennent maîtres d'une grande confédération et se consacrent pleinement au rayonnement de leur cité

Le siècle de Périclè

La plus glorieuse époque d'Athènes, appelée « siècle de Périclès », s'étale en fait sur une cinquantaine d'années, de 480 avant J.-C. à 430 avant J.-C. environ. Périclès est l'un des aristocrates élus qui dirige la cité pendant cette période. Au cours de ses mandats, il assure le fonctionnement des institutions démocratiques et la répartition des richesses, offre du travail à tout le monde et favorise le développement culturel et intellectuel de la cité.
Ce demi-siècle est à juste titre considéré comme le zénith du rayonnement d'Athènes. La ville bénéficie d'une démocratie directe, non parlementaire, avec un fonctionnement particulièrement évolué. Une véritable séparation des pouvoirs y est exercée, même si les institutions démocratiques souffrent de disfonctionnements en faveur des plus riches.
Environ 150 000 habitants vivent alors dans la cité, laquelle attire des artistes, des mathématiciens et des philosophes de tout le monde antique. Périclès fait reconstruire totalement les temples de l'Acropole par Phidias, le plus grand sculpteur de l'Antiquité. Celui-ci se consacre notamment à la construction du plus glorieux et du plus abouti des monuments de la colline : le Parthénon, grand temple dédié à Athéna.

Le déclin de la ville

La chute de l'alliance

Les Athéniens vont pêcher par orgueil : organisateurs d'une confédération basée sur l'île de Délos dans les Cyclades, ils sont accusés de conserver le trésor de guerre que les autres cités avaient constitué pour affronter les Perses afin de financer, pour eux-mêmes, des expéditions militaires dans une vaste politique impérialiste en Méditerranée orientale.
Ce « vol » provoque la colère des autres cités, notamment Corinthe et surtout Sparte, la grande rivale d'Athènes et la seule cité dotée d'une puissance militaire au moins comparable à cette dernière. Organisées en ligue, les anciennes cités alliées à Athènes se révoltent et Sparte déclenche les hostilités en 431 avant J.-C.

La guerre du Péloponnèse

Cette guerre dite du Péloponnèse va embraser toute la région pendant une trentaine d'années. Avec la mort de Périclès, les épidémies de peste, la famine et l'épuisement du trésor, Athènes s'affaiblit considérablement. Malgré quelques succès et une paix temporaire, la ville doit se rendre en 404 avant J.-C. devant Sparte.
Sa grande rivale entre triomphalement dans la ville, fait détruire la flotte athénienne, abat les murailles et rend leur indépendance aux colonies. Jamais Athènes ne retrouvera son importance politique.

La chute de la démocratie

Les Spartiates vont imposer à Athènes la dictature de trente tyrans choisis avec soin, communément appelé les Trente. Ce régime sévère va durer un peu plus d'un an, après quoi la démocratie est de nouveau rétablie, mais sans le prestige de celle de Périclès.
Athènes retrouve en un siècle une certaine vitalité, mais Sparte reste la plus puissante cité de la région. Après l'avènement et le triomphe de Philippe de Macédoine sur les cités grecques, Athènes doit docilement se rallier aux autres cités dans la ligue de Corinthe, contrôlée par ce dernier.
Afin de contrôler le pouvoir, la puissante Macédoine impose à Athènes la présence constante d'une garnison lui appartenant dans la ville. La démocratie n'est donc plus qu'une illusion. Athènes conserve tout de même un certain prestige intellectuel, et continue d'être le centre de la pensée philosophique du monde antique.

Athènes romaine

En 168 avant J.-C., Rome sort vainqueur de la guerre contre la Macédoine et s'empare en un siècle de son empire, dont fait désormais partie Athènes au même titre que d'autres illustres cités telles Sparte ou Corinthe. La ville tire profit de cette passation de pouvoirs. Les empereurs romains la considèrent toujours comme le berceau de la démocratie et de la philosophie, et lui assurent certains privilèges au sein de l'Empire, faisant d'elle une véritable capitale culturelle.
Son prestige reste grand, même si son influence politique ou économique est désormais réduite au strict minimum. Athènes restera un symbole culturel jusqu'à la chute de l'Empire romain et la fermeture de son université, décidée au VIe siècle de notre ère.

Du Moyen Age au XIXe siècle

Les invasions barbares

Après la mémorable période antique, Athènes est reléguée au second plan et rattachée à l'Empire romain d'Orient dont la capitale est Byzance (aujourd'hui Istanbul). Elle subit à plusieurs reprises des invasions de divers armées barbares, qui pillent en partie son patrimoine architectural et artistique.

Une ville convoité

La ville subit entre le IXe et le XVe siècle un double mouvement. Alors qu'elle semble avoir perdu irrémédiablement son prestige économique et que bon nombre de ses habitants la fuient petit à petit, elle devient inversement une cible de choix pour les conquérants occidentaux.
Les Francs, sur la route des croisades, s'en emparent au début du XIIIe siècle. Puis c'est au tour des Catalans et des Florentins de se disputer cet emplacement stratégique en mer Égée. Tous veulent profiter des structures de la ville, notamment de l'Acropole qui apparaît comme une citadelle idéale.
En 1456, trois ans après la prise de Constantinople, les Ottomans parviennent à prendre le contrôle de la ville. Le Parthénon, transformé en temple de la Vierge à l'époque byzantine, devient une mosquée. L'Acropole est également transformé en forteresse, avec un entrepôt de poudre et un harem.

Athènes dévasté

La domination ottomane sur Athènes, et sur la Grèce en général, va durer jusqu'à la fin du XVIIe siècle. Les Vénitiens, désireux de vaincre une fois pour toute les Ottomans, assiègent la ville en 1687. Victime de bombardements intensifs, Athènes n'est plus qu'un grand champ de ruines. Les Ottomans se réfugient dans le Parthénon, réputé imprenable, mais les Vénitiens bombardent la colline, tuant les occupants. Ils atteignent malheureusement l'entrepôt de poudre, ce qui a pour effet de faire exploser les temples de la colline, détruisant la plupart des vestiges antiques comme le Parthénon.
Le pillage de ce site est total au tout début du XIXe siècle, lorsque l'ambassadeur britannique de Constantinople, Lord Elgin, décide de ramener à Londres la plupart des trésors archéologique du Parthénon, notamment les célèbres frises.
Dans les années 1820-1830, le jeune État grec acquiert son indépendance et c'est Nauplie (dans le Péloponnèse) qui est choisie comme capitale, et non Athènes, trop délabrée. Celle-ci n'est alors plus peuplée que par 4 000 à 5 000 habitants.

Le renouveau d'Athènes

Reconstruction

À partir du début du XIXe siècle, Athènes va retrouver petit à petit une certaine importance. Pour accueillir Othon Ier, le nouveau roi arrivé de Bavière, il faut construire une nouvelle Athènes. Des architectes européens, souvent allemands, débarquent afin d'édifier la nouvelle capitale et modèlent un centre néo-classique presque géométrique (organisé autour de l'Acropole et des places Syndagma et Omonia).

La ville s'étend progressivement dans l'Attique et attire à nouveau les habitants, notamment après 1922, quand les réfugiés d'Asie arrivent en masse : la ville, qui comptait 450 000 habitants, en reçoit 150 000 supplémentaires. Athènes est définitivement redevenue une mégalopole.

Les premiers Jeux olympiques

En 1892, le baron Pierre de Coubertin décida de remettre au goût du jour les épreuves sportives disputées dans l'Antiquité à Olympie. Ces « Jeux olympiques » sont le résultat d'un patient travail de ce Français. Pour la première édition en 1896, on choisit Athènes, et un magnifique stade en marbre en forme de U est construit pour l'occasion. Pour la première fois, en hommage à la première guerre médique, l'épreuve du marathon est organisée.

Un développement contrasté

En l'espace d'un siècle, la ville va connaître un développement démographique et économique considérable, et son agglomération galopante va envahir presque toute la région. Le développement immobilier a été anarchique, subissant les afflux de population, notamment après 1922, après les guerres turques, quand les réfugiés d'Asie Mineure sont arrivés en masse.
Athènes apparaît aujourd'hui comme une mégalopole tentaculaire. Près d'un tiers des Grecs vivent à Athènes et en Attique, et la moitié de l'industrie grecque y est concentrée. Le résultat écologique est une catastrophe : le néfos, nuage de pollution venu du port du Pirée, s'abat sur Athènes et y reste, faisant de la ville un cauchemar du point de vue environnemental, et provoquant un repli du tourisme vers les autres villes grecques.

Les JO de 2004

Une fois encore, le renouveau passe par les jeux Olympiques. Snobée en 1996 pour les jeux du centenaire, la ville a été désignée pour organiser en 2004 les premiers jeux Olympiques du XXIe siècle.
Résultat : Athènes est entrée dans une nouvelle dynamique et s'est transformée en un vaste chantier de 1999 à 2004 : construction de nouvelles lignes de métro et de tramway pour réduire la circulation automobile, création d'un vaste plateau piéton permettant d'aller d'un site archéologique à un autre, et d'un nouvel aéroport en Attique (à Spata), avec un vrai périphérique pour contourner Athènes et accéder plus rapidement à l'aéroport. En 5 ans, la ville s'est métamorphosée et les visiteurs comme les Athéniens apprécient que la vie quotidienne soit facilitée par le nouveau réseau de transports en commun.
Athènes offre désormais, pour le meilleur et pour le pire, un visage radicalement nouveau et d'une étonnante jeunesse.

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Dernière mise à jour : le 30/09/2008 à 15h27

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