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Champagne

Champagne-Ardenne

Drapeau Champagne





On se plaît à dire qu'elle est la région de France la plus célèbre, portée comme elle l'est par le succès mondial de son incomparable vin pétillant. Grâce à son sous-sol calcaire, la Champagne possède un terroir viticole prestigieux ; elle offre aux amateurs une soixantaine de caves, creusées dans la craie, dont la visite s'accompagne d'une petite coupe. D'une manière générale, la gastronomie est ici un art dont on affiche avec fierté la provenance, du boudin de Rethel à l'andouillette de Troyes, de la moutarde de Reims au chaource... La nature n'est pas en reste. Qu'elle ait été façonnée par le temps, comme la forêt des Ardennes peuplée de légendes, ou par la main de l'homme qui, au cœur du parc naturel régional de la Forêt d'Orient, a créé trois lacs artificiels, elle est le cadre de nombreuses activités de plein air, terrestres ou nautiques. Enfin, derrière une façade rutilante où, comme les bulles du champagne, de grands rendez-vous culturels forment une vitrine prestigieuse, mais éphémère (Festival mondial de la marionnette à Charleville-Mézières, Nuits de Champagne à Troyes, etc.), il faut savoir prendre le temps d'apprécier le cœoeur de la région. Ne pas, par exemple, se contenter d'un aller-retour shopping dans les magasins d'usines de Troyes, mais s'enfoncer jusqu'au centre historique de la ville et découvrir ses antiques maisons à pans de bois. Retourner sur les traces des grands hommes qui ont laissé leur empreinte dans des lieux devenus célèbres : Renoir à Essoyes, Rimbaud à Charleville, le général de Gaulle à Colombey-les-Deux-Églises... Et bien sûr, Dom Pérignon à Hautvillers, sans qui la Champagne et son vin n'auraient peut-être pas joui de la renommée qu'on leur connaît aujourd'hui.

Carte d'identité

Région

- Superficie : 25 606 km2.
- Population : 1 342 363 hab. (recensement de 1999).
- Capitale : Châlons-en-Champagne.

Départements

Ardennes (08)

- Superficie : 5 229 km2.
- Population : 290 130 hab. (recensement de 1999).
- Densité : 55,5 hab/km2.
- Préfecture : Charleville-Mézières.
- Sous-préfectures : Rethel, Sedan, Vouziers.
- Nombre de communes : 463.

Aube (10)

- Superficie : 6 004 km2.
- Population : 292 131 hab. (recensement de 1999).
- Densité : 48,7 hab/km2.
- Préfecture : Troyes.
- Sous-préfectures : Bar-sur-Aube, Nogent-sur-Seine.
- Nombre de communes : 431.

Marne (51)

- Superficie : 8 162 km2.
- Population : 565 229 hab. (recensement de 1999).
- Densité : 69 hab/km2.
- Préfecture : Châlons-en-Champagne.
- Sous-préfectures : Épernay, Reims, Sainte-Menehould, Vitry-le-François.
- Nombre de communes : 619.

Haute-Marne (52)

- Superficie : 6 211 km2.
- Population : 194 873 hab. (recensement de 1999).
- Densité : 31,4 hab/km2.
- Préfecture : Chaumont.
- Sous-préfectures : Langres, Saint-Dizier.
- Nombre de communes : 432.

Infos pratiques

Renseignements touristiques

- Comité régional du tourisme de Champagne-Ardenne : 15, av. du Maréchal Leclerc, BP 319, 51013 Châlons-en-Champagne. Tél. : 03-26-21-85-80. Fax : 03-26-21-85-90. Internet : www.tourisme-champagne-ardenne.com. Attention ! Ne reçoit pas le public : renseignements uniquement par correspondance.
- Comité départemental du tourisme des Ardennes : 24, pl. Ducale, BP 419, 08107 Charleville-Mézières Cedex. Tél. : 03-24-56-06-08. Fax : 03-24-59-20-10. Internet : www.ardennes.com.
- Comité départemental du tourisme de l'Aube : 34, quai Dampierre, BP 394, 10000 Troyes Cedex. Tél. : 03-25-42-50-00. Fax : 03-25-42-50-88. Internet : www.aube-champagne.com.
- Comité départemental du tourisme de la Marne : 13, rue Carnot, BP 74, 51006 Châlons-en-Champagne Cedex. Tél. : 03-26-68-37-52. Fax : 03-26-68-46-45. Internet : www.tourisme-en-champagne.com.
- Comité départemental du tourisme de la Haute-Marne : centre administratif départemental, Cours Marcel Baron, 52000 Chaumont. Tél. : 03-25-30-39-00. Fax : 03-25-30-39-09. Internet : www.tourisme-hautemarne.com.

Hébergement

Gîtes de France

Pour commander des brochures, s'adresser au 59, rue Saint-Lazare, 75439 Paris Cedex 09. Tél. : 01-49-70-75-75. Internet : www.gites-de-france.fr. Les réservations sont à faire auprès des relais départementaux des Gîtes de France.

- Relais départemental des Ardennes : 29, rue du Petit Bois, BP 370, 08106 Charleville-Mézières Cedex. Tél. : 03-24-56-89-65. Fax : 03-24-56-89-66.
- Relais départemental de l'Aube : chambre d'agriculture, 2 bis, rue Jeanne d'Arc, BP 4080, 10018 Troyes Cedex. Tél. : 03-25-73-00-11. Fax : 03-25-73-94-85.
- Relais départemental de la Marne : chambre d'agriculture, route de Suippes, BP 525, 51009 Châlons-en-Champagne. Tél. : 03-26-64-95-05. Fax : 03-26-64-95-06.
- Relais départemental de la Haute-Marne : centre administratif départemental, cours Marcel Baron, 52000 Chaumont. Tél. : 03-25-30-39-03. Fax : 03-25-30-39-05.

Carte (FUAJ) internationale des auberges de jeunesse

Cette carte, valable dans 62 pays, permet de bénéficier des 6 000 auberges de jeunesse du réseau Hostelling International réparties dans le monde entier. Les périodes d'ouverture varient selon les pays et les AJ. À noter, la carte AJ est surtout intéressante en Europe, aux États-Unis, Canada, Moyen-Orient et en Extrême-Orient (Japon...).
Pour connaître toutes les destinations ainsi que les tarifs et les modalités d'utilisation : www.fuaj.org ou dans tous les points d'information et de réservation FUAJ.

Carte internationale d'étudiant

Elle permet de bénéficier des avantages qu'offre le statut étudiant dans le pays où l'on se trouve. Cette carte ISIC donne droit à des réductions (transports, musées, logements...).
Toutes les infos complémentaires sont sur : www.carteisic.com.

Activités

Visite des caves

Lors d'un séjour en Champagne, il serait dommage de s'en priver. D'autant plus qu'une coupe est traditionnellement offerte à la fin de la visite ! Prévoir une petite laine, la température ne devant pas dépasser 12 °C.
La route touristique du Champagne comporte six circuits balisés s'étendant sur 600 km, du Massif de Saint-Thierry à la Côte des Bar, en passant par la Montagne de Reims et les Coteaux du Sézannais. Une soixantaine de viticulteurs ouvrent les portes de leur domaine aux visiteurs. Parmi les caves les plus intéressantes :

- Pommery : 5, pl. du Général Gouraud, 51100 Reims. Tél. : 03-26-61-62-56. Internet : www.pommery.fr. Visite des celliers sur réservation, tous les jours de 10 h à 19 h. Entrée : 7,50 €. Sans doute les plus belles caves de Reims : elles s'étendent sur 18 km dans la craie compacte (les crayères). Parfois les galeries s'élargissent en salles voûtées décorées de sculptures. Pommery possède un domaine d'environ 300 ha.
- Moët & Chandon : 20, ave. de Champagne, 51200 Épernay. Tél. : 03-26-51-20-20. Internet : www.moet.com. Visite toute l'année du lundi au vendredi, de 9 h 30 à 11 h 30 et de 14 h à 16 h 30 ; ouvert également le week-end, du 30 mars au 11 novembre. Entrée : 7,50 € ; 4,50 € pour les 12-16 ans. Durée de la visite : 1 heure ; elle commence par un film, puis le guide nous apprend qu'il fallut un siècle pour creuser les 28 km de galeries ! Fondée en 1743, la maison connut son essor sous Jean-Rémy Moët, grand copain de Napoléon.
- Morize Père et Fils : 122, rue du Général de Gaulle, 10340 Les Riceys. Tél. : 03-25-29-30-02. Internet : www.champagnemorize.com. Visite des caves du lundi au vendredi, sur rendez-vous. Durée : 1 heure. Entrée : jusqu'à 3 € selon le nombre de visiteurs. Belles caves du XIIe siècle où reposent 100 000 bouteilles de champagne. On peut le déguster dans une salle rustique, ou préférer goûter le coteaux-champenois ou le rosé des Riceys. Également un petit musée qui expose de vieux outils de tonnelier : doseuse, boucheuse, museleuse...

Randonnées pédestres, cyclistes et équestres

On trouvera sur le site internet de la Fédération française de randonnée pédestre (FFRP) les adresses des Comités départementaux de la Champagne-Ardenne : www.ffrp.asso.fr. Ils renseignent sur les différents sentiers et chemins de randonnée de la région. En ce qui concerne les sentiers de Grande Randonnée :

- GR 2 : en Champagne, il traverse le Pays d'Othe, puis longe la Seine.
- GR 12 : c'est un tronçon du GR 3 européen, qui s'étend de la Mer noire à Saint-Jacques de Compostelle ; il passe par les Ardennes, le long de la Semoy.
- GR 14 : dans les Ardennes, il s'étire de Sedan à Grandpré, puis traverse la Montagne de Reims pour rejoindre Bar-le-Duc dans la Meuse.
- GR 24 : il forme une boucle depuis Bar-sur-Seine et passe à travers le parc naturel régional de la Forêt d'Orient.
- GR 141 et 142 parcourent la Montagne de Reims.
- GR 654 : c'est le tronçon d'un autre chemin vers Saint-Jacques de Compostelle, qui passe notamment par Rocroi et Reims.

Pour les nombreux autres itinéraires de tous niveaux, à pied, à VTT ou à cheval, s'adresser aux Comités départementaux du tourisme et offices de tourisme, qui proposent des brochures et topoguides aux randonneurs.

- Randonnées en Haute-Marne : www.rando-hautemarne.com. Nombreuses fiches-itinéraires à télécharger, à la fois pour les marcheurs, les cyclistes et les cavaliers.

Nautisme

Les trois grands lacs artificiels de la Forêt d'Orient, situés à l'est de Troyes, dans le parc naturel régional de la Forêt d'Orient, ont été aménagés en véritables bases de loisirs permettant de pratiquer un large éventail d'activités nautiques. Chacun possède sa spécificité

- Le lac d'Orient (2 300 ha) est dédié à la voile, la planche à voile, la pêche et la baignade. Plages de sable fin surveillées en été à Lusigny-sur-Barse, Géraudot, et Mesnil-Saint-Père ; accès libre.
- Le lac du Temple (1 800 ha) est le plus sauvage dans son aménagement. On y vient surtout pour pêcher (carpes, brochets, sandres...).
- Le lac d'Amance (500 ha), le plus au nord, est consacré aux activités motonautiques (jet-ski, ski nautique...).

Plus à l'est, entre la Marne et la Haute-Marne, le lac du Der-Chantecoq est le plus grand lac artificiel d'Europe (4 800 ha). C'est également une importante base d'activités nautiques (voile, ski nautique, jet-ski, pêche, baignade...).

- Office du tourisme du lac du Der-Chantecoq (Station Nautique) : 51290 Giffaumont-Champaubert. Tél. : 03-26-72-62-80. Internet : www.lacduder.com.

En Haute-Marne, les lacs du pays de Langres (lacs de la Liez, de la Mouche, de la Vingeanne et de Charmes) sont bordés de plages surveillées en saison et possèdent leur bases nautiques.

Dans les Ardennes enfin, deux autres lacs : celui de Bairon et celui des Vieilles Forges, équipés respectivement d'une base de loisirs et d'une plage aménagée.

Les magasins d'usines de Troyes

Les magasins d'usines se sont ouverts au grand public à Troyes au début des années 1990. Il s'agit d'invendus, de fins de séries, de surstocks de grandes marques à écouler. Les articles sont censés coûter 30 % moins cher qu'en boutiques. Il existe deux grands centres situés à la périphérie de la ville : Marques Avenue et Mac Arthur Glen.

- Un bus fait la navette chaque samedi, et les jours d'ouverture exceptionnelle, entre Paris (place de la Bastille) et Mc Arthur Glen, pour 18 € l'A/R. Départ de Paris à 10 h, arrivée à 12 h 30 ; retour de Troyes à 16 h 30, arrivée à 19 h. Réservations sur Internet : www.eva-voyages.com.

Marques Avenue

Il s'agit de 5 bâtiments indépendants (style hangar), consacrés à la mode, et l'un d'eux placé 800 m avant (en venant de Troyes) est dédié à la maison : 114, bd de Dijon, 10800 Saint-Julien-les-Villas. Tél. : 03-25-82-80-80. Internet : www.marquesavenue.com. Ouvert le lundi de 14 h à 19 h, du mardi au vendredi de 10 h à 19 h et le samedi de 9 h 30 à 19 h.
Parmi les marques représentées, citons : Caroll, Catimini, Dim, Creeks, Manoukian, Salamander, Armand Thierry, Blanc-Bleu, Courir, Cyrillus, Reebok, Arthur, Naf Naf, Babygro, Villeroy et Boch, Cristallerie de Lorraine...

Mc Arthur Glen

Sa conception architecturale plus réjouissante, un peu « parc d'attractions américain » tout de même : Voie du Bois, 10150 Pont-Sainte-Marie. Tél. : 03-25-70-47-10. Internet : www.mcarthurglen.fr. Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 19 h, le samedi de 9 h 30 à 19 h.
Il accueille entre autres : Ralph Lauren, Guess, Jacqueline Riu, Calvin Klein, Maroquinerie Stock, Olympia...

Conseils

Pour tous les goûts, pas forcément pour toutes les bourses. D'abord, parce qu'il s'agit de grandes marques, souvent chères. Et puis, dans ces temples de la consommation, la tentation est d'autant plus grande qu'on est persuadé de faire des affaires. Enfin, tous les prix ne sont pas intéressants. Sous couvert de magasins d'usine, on trouve des enseignes présentes uniquement dans l'espoir de profiter de l'attraction exercée par d'autres marques.
En période de soldes, on peut toutefois vraiment dénicher des perles rares... Soyez donc vigilants et partez en ayant déjà une idée des prix boutiques.

Le parc d'attractions Nigloland

Dans l'Aube, à la sortie de Dolancourt, sur la RN 19, entre Troyes et Bar-sur-Aube. Tél. : 03-25-27-94-52. Internet : www.nigloland.fr. Ouvert d'avril à octobre ; se renseigner sur les jours de fermeture pendant cette période. Tarifs adulte : 15,50 €euros; moins de 12 ans : 14 € euros; enfants de moins d'un mètre : gratuit.
Créé en 1987 par deux frères gitans fascinés par les parcs d'attractions. « Niglo » signifie « hérisson », l'emblème des gens du voyage. Tous les ans, des nouveautés viennent agrandir le parc. Il y avait une dizaine d'attractions à l'origine, une vingtaine aujourd'hui : la rivière canadienne avec une chute de 20 m, la maison hantée particulièrement bien réalisée, le train de la mine, etc. L'ambiance est bon enfant et familiale grâce aux nombreuses attractions pour les bouts de chou (la chenille ; un étang peuplé d'animaux de la jungle ; au volant d'un rutilant camion sur la route 66...). À faire : le Bat Coaster, premier grand huit suspendu de France (on s'y balade à 100 km/h la tête en bas !).

Fêtes et festivals

Ardennes

- Festival des enfants du cinéma à Charleville-Mézières : les quinze jours précédant les vacances de février, ce festival international présente uniquement des films dont les acteurs sont des enfants ou des adolescents.
- Festival médiéval à Sedan : pendant deux jours au mois de mai, la cité ardennaise retrouve ses allures du Moyen Age. Campements, marché, concerts, joutes, festin : tout se décline sur un air médiéval ! Renseignements, tél. : 03-24-27-73-74. Internet : www.medieval-sedan.com.
- Festival mondial de la marionnette à Charleville-Mézières : la ville, proclamée capitale mondiale de la marionnette, se devait d'avoir son festival. C'est chose faite depuis 1961, date à laquelle l'association « Les petits comédiens de chiffons » organisa la première édition. Tous les trois ans, pendant 10 jours fin septembre, plus de 250 troupes venues du monde entier programment près de 500 représentations, avec un « in » et un « off ». La quatorzième édition se tiendra en 2006.

Aube

- Les Nuits de Champagne à Troyes : créé en 1988, ce festival qui gagne en estime à mesure de ses éditions, met à l'honneur, chaque année fin octobre, un artiste auteur-compositeur. Pendant une semaine, il devient l'emblème de la ville et de la région, et inspire la programmation des 25 concerts nocturnes donnés en différents lieux de Troyes. De nombreux genres contemporains se partagent l'affiche : art lyrique, rock, théâtre, humour, etc. Internet : www.nuitsdechampagne.com.

Marne

- Festival furies à Châlons-en-Champagne : 8 jours de cirque et théâtre de rue en juin. Internet : www.festival-furies.com.
- F'estival des musiques d'ici et d'ailleurs à Châlons-en-Champagne : dès les premiers jours de l'été, la capitale « champardennaise » s'embarque pour huit semaines de concerts gratuits. Une programmation éclectique qui emmène le public aux quatre coins du monde, pour découvrir la diversité et la richesse des cultures. Internet : www.musiques-ici-ailleurs.com.
- Les sacres du folklore à Reims : pendant six jours au mois de juin, l'ensemble folklorique champenois « Les Jolivettes » propose un « regard sur le monde » en invitant à Reims des chanteurs, danseurs et musiciens venus de toute la planète. Internet : www.jolivettes-sacresdufolklore.com.
- Fêtes johanniques de Reims : le temps d'un week-end au mois de juin, la ville où furent sacrés de nombreux rois de France est le théâtre de cortèges dans lesquels quelques milliers de figurants en costumes médiévaux accompagnent Jeanne d'Arc à la cathédrale et reconstituent le couronnement de Charles VII. Marché médiéval, spectacles et feu de la Saint-Jean font partie de la mise en scène.
- Flâneries musicales d'été à Reims : de fin juin à la mi-août, une centaine de concerts gratuits, allant du classique au jazz, sont donnés dans les plus beaux monuments de la ville, dans ses cafés, ses jardins, ses places, etc.
- Fêtes Henri IV à Aÿ : le premier week-end de juillet, les années paires, viticulteurs et particuliers ouvrent leurs portes et proposent dégustations et expositions. Grand feu d'artifice le samedi soir, et défilé en costumes historiques le dimanche après-midi. Lors de celui-ci, pas moins de 2 000 figurants se mêlent aux chars et aux chevaux.
- Marathon de Reims : il y en a pour tous les niveaux dans cette compétition sportive qui se déroule en octobre : 10 km, semi-marathon, marathon et même un parcours pour les jeunes.

Haute-Marne

- Festival international de l'affiche et des arts graphiques à Chaumont : au mois de juin, la ville de Chaumont met à l'honneur les affiches anciennes et contemporaines, tout en s'ouvrant aux autres territoires du graphisme. Expositions, colloques, concours internationaux et étudiants, mais aussi concerts prennent leurs quartiers dans toute la ville. Internet : www.ville-chaumont.fr.
- Fête des vendanges à Coiffy-le-Haut et Bourbonne-les-Bains : fin octobre, la Confrérie des vignerons de Coiffy convie une vingtaine d'autres confréries représentant chacune une spécialité gastronomique régionale. Grand défilé dans les rues de Bourbonne-les-Bains, repas gastronomique et dîner dansant sur réservation.
- Festival international de la photo animalière et de nature à Montier-en-Der : à quelques encablures du plus grand lac artificiel d'Europe, le lac du Der-Chantecoq, le festival présente plus de 50 expositions le 3e week-end de novembre. Pour ne rien gâcher, il a lieu en pleine période de migration des grues. Internet : www.festiphoto-montier.org.

Culture et traditions

Le patois ardennais

Prenez une région située à la croisée de plusieurs zones linguistiques que de lointains voisins ont tenté d'envahir au cours de son histoire : les Ardennes. Incorporez une bonne dose de wallon, ajoutez une mesure de picard, une autre de champenois et une de lorrain, puis mélangez vigoureusement le tout ; saupoudrez d'allemand et d'espagnol : vous obtenez le patois des Ardennes. Ou plutôt les patois des Ardennes, puisqu'ils varient légèrement en fonction des régions du département. Quelques exemples :

- « Lolosse » : simple d'esprit, bêta.
- « Arlan » : paresseux ; « Qué arlan qui n'saye rin fère ! » : quel paresseux qui ne sait rien faire !
- « Dôye » : doigt de pied, orteil ; « Tu m'ais spotchi les dôyes » : tu as marché sur mes orteils.
- « Glôye » : gadoue, caca d'oie ; « Il ait ripeye pi il ait chû da la glôye » : il a glissé et il est tombé dans la gadoue.

Pour en savoir plus, allez voir ce site, qui a été notre source : ardenneaparis.free.fr .

Architecture religieuse

Les abbayes cisterciennes

La Champagne conserve les vestiges d'une douzaine d'abbayes cisterciennes (Trois-Fontaines, Morimond, Signy, etc.), parmi lesquelles la célèbre abbaye de Clairvaux.
Alors que le monachisme sombrait peu à peu dans la glorification par un art au luxe outrageux (telle l'abbaye de Cluny), des moines décidaient de revenir à un mode de vie plus ascétique, consacré au travail et à la prière. Ils fondent l'abbaye de Cîteaux en 1098. Contrairement aux bénédictins, les cisterciens prônent une vie austère, de non-consommation, les rendant moins dépendants des donateurs. Le succès de ce nouvel ordre les incite à créer des abbayes « filles », construites dans la lignée de celle de Cîteaux.
La première abbaye de Clairvaux est édifiée en 1115 sous l'égide de Saint Bernard, moine à forte personnalité qui contribua beaucoup au rayonnement de Clairvaux dans l'Europe entière. À tel point qu'elle s'érigea en capitale religieuse du monde occidental pendant vingt-cinq ans. De la première abbaye, il ne reste que des vestiges. Saint Bernard en fit construire une seconde, chef-d'œuvre de l'architecture monacale, typique de l'ordre cistercien, aussi épuré que devait l'être leur vie. Sous Napoléon, l'abbaye fut rachetée par l'Empire, transformée en dépôt de mendicité, puis en centre carcéral.
Visites guidées des bâtiments d'avril à octobre, se renseigner sur les horaires et les tarifs. Association Renaissance de l'abbaye de Clairvaux, tél. : 03-25-27-88-17. Se présenter 15 mn avant, se munir d'une pièce d'identité et oublier appareil photo, caméscope, sac à dos, etc. (on pénètre dans une enceinte carcérale).

Un joyau de l'architecture gothique : la cathédrale de Reims

Sur le plan historique, la cathédrale de Reims revêt une importance particulière : en 498, c'est dans la cathédrale primitive que fut baptisé Clovis, roi des Francs, scellant ainsi l'union de ceux-ci avec le christianisme. À partir des Capétiens, Reims entame sa vocation de ville des sacres royaux : tous les rois de France, à l'exception de Louis VI, Henri IV et Louis XVIII, y seront sacrés par l'archevêque de Reims.
Les travaux de la cathédrale gothique débutèrent en 1211, après qu'un incendie ait détruit l'édifice carolingien. Ils se terminèrent un siècle plus tard, à part pour les tours dont la construction se poursuivit jusqu'en 1480. Pendant la guerre de 1914-1918, la cathédrale a subi de gros dégâts : elle n'a été restituée au culte qu'en 1937, après de grands travaux de restauration en partie financé par la donation de Rockefeller.

- La façade : c'est l'une des plus belles façades gothiques de France. La fin d'après-midi est le meilleur moment pour l'admirer : le soleil couchant fait jouer les reliefs et les ombres, ajoutant une note mystérieuse à l'édifice. Sa partie inférieure comporte trois portails ébrasés aux riches sculptures. Au centre, le portail de la Vierge représente, dans les ébrasements de gauche, la Présentation au temple ; dans ceux de droite, l'Annonciation et la Visitation. Le portail de gauche est consacré à la Vie publique, la Passion et la Résurrection du Christ ; c'est là que se trouve le célèbre Ange au sourire, presque malicieux. Le portail de droite est dédié à l'Apocalypse et au Jugement dernier. Au-dessus de la grande rose trône la fameuse galerie des rois avec, au milieu, un groupe représentant le baptême de Clovis. Les tours, elles, frappent par leur légèreté. Les culées des arcs-boutants abritent les statues des anges aux ailes déployées qui ont valu à la cathédrale le surnom de « cathédrale des anges ».
- À l'intérieur : le plan de la cathédrale reprend celui de Chartres : trois nefs, transept avec vaisseaux latéraux, choeur à déambulatoire et chapelles rayonnantes. L'impression de hauteur et de clarté de la nef est accentuée par son étroitesse par rapport à sa hauteur. Le revers du portail central est orné d'un ensemble décoratif sculpté de la fin du XIIIe siècle, unique en son genre. La plupart des vitraux ont été restaurés par les maîtres verriers Simon, très célèbres à Reims. Six superbes vitraux de Chagall ornent la chapelle absidiale ; ils ont été réalisés par Charles Marcq dans les fameux ateliers rémois en 1974.

À Reims, la cathédrale, le Palais du Tau, l'abbaye et la basilique Saint-Remi sont classés au patrimoine mondial de l'Unesco.
Parmi les chefs-d'oeuvre de l'architecture gothique en Champagne, citons également la basilique Saint-Urbain de Troyes, la cathédrale Saint-Étienne de Châlons-en-Champagne ou encore la basilique de Notre-Dame-de-l'Épine.

Industries et artisanat traditionnels

Textile

Le secteur est en crise depuis quelques décennies, mais des villes ont su s'adapter à l'évolution du comportement des acheteurs, à l'image de Troyes. Dès les grandes foires du XIIe siècle, la ville développe des activités textiles, notamment la draperie. C'est au XVIe siècle que les premiers ateliers de fabrication de vêtements tricotés à la main, bonnets et bas notamment, font leur apparition. Au XIXe siècle, Troyes est érigée en capitale de la bonneterie, grâce à l'introduction de métiers mécaniques ; l'activité concerne alors toute l'Aube. Aujourd'hui encore, elle reste la principale industrie du département, avec près de 250 entreprises concernées. Mais pour pallier le déclin général du textile en France, Troyes compte désormais sur les magasins d'usine qui ont ouvert dans les années 1960, d'abord à l'attention des employés des usines puis du grand public, et qui attirent des milliers d'acheteurs en quête de bonnes affaires. Les articles qu'on y trouve, de second choix ou invendus, sont censés coûter 30 % moins cher qu'en boutique.
À Sedan, l'industrie drapière qui s'était développée à partir du XVIe siècle n'a pas résisté à l'épreuve du temps. La Manufacture royale des draps du Dijonval, fondée en 1646, a fermé ses portes en 1958. Reste la Manufacture du Point, fondée en 1878, l'un des derniers endroits de France où l'on tisse des tapis. Les méthodes sont restées traditionnelles : les tapis de laine sont tissés sur des canevas de lin, et il faut plusieurs mois pour en réaliser un.
Visites gratuites. 13, boulevard Gambetta, 08200 Sedan. Tél. : 03-24-29-04-60. Ouvert tous les jours sauf le dimanche, de 8 h à 12 h et de 14 à 17 h.

Métallurgie

Le travail des métaux, après avoir subi plusieurs reconversions, reste le premier secteur industriel des Ardennes. La clouterie a percé à partir du XVIe siècle. Mais au XIXe siècle, en réaction à la concurrence liée à la mécanisation, d'autres branches ont pris le relais : boulonnerie à Bogny-sur-Meuse, ferronnerie à Nouzonville, fonderie à Revin... Aujourd'hui, les Ardennes ont modernisé leurs techniques de production et travaillent pour l'industrie automobile, le TGV, Airbus ou encore la fusée Ariane.
À Nogent, en Haute-Marne, c'est une tradition vieille de bientôt sept siècles que l'on perpétue : la coutellerie. Un musée permet d'entrevoir des exemples des productions des XIXe et XXe siècles : couteaux de table, ciseaux, canifs, etc. avec manche en bois, en corne ou en ébène... Aujourd'hui, Nogent s'est spécialisée dans la fabrication d'instruments chirurgicaux de haute précision.
Musée de la Coutellerie : espace Pelletier, 17, place Charles de Gaulle, 52800 Nogent. Tél. : 03-25-31-89-21.

Cristallerie

Le petit village de Bayel, près de Bar-sur-Aube, fait tinter le cristal depuis plus de trois siècles. On peut y visiter les Cristalleries royales de Champagne, fondées en 1666 par un verrier vénitien, Jean-Baptiste Mazzolay, et qui obtinrent rapidement le statut royal sous Louis XIV. Aujourd'hui, on continue à souffler le cristal selon les techniques du Grand Siècle.
13, rue Gustave Marquot, 10310 Bayel. Tél. : 03-25-92-37-60. Visites organisées par l'office de tourisme du lundi au vendredi à 9 h 30 ou 11 h ; le samedi sur rendez-vous. Entrée : 5,30 €

Osiériculture

Fayl-Billot, à l'est de Langres, abrite depuis 1905 une école nationale d'osiériculture et de vannerie. Plus largement, la tradition de la vannerie remonte au XVIIe siècle dans la région. Aujourd'hui, elle compte encore une cinquantaine d'hectares d'oseraies, et autant d'artisans dont on peut parfois visiter les échoppes. L'école expose les travaux de ses élèves : meubles, hottes de vendangeurs, paniers, etc.
24, rue Georges Darboy, 52500 Fayl-Billot. Tél. : 03-25-88-59-90. Internet : ecole-nationale-de-vannerie.com. Ouvert de mars à décembre, du mercredi au lundi, de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h. Entrée : 2,40 €euros.

Personnalités du terroir

- Chrétien de Troyes (vers 1135-1183) : le trouvère champenois, le plus célèbre poète français du XIIe siècle même si les connaissances sur sa vie sont confuses, fut l'initiateur de la littérature courtoise. On lui doit cinq romans en vers : Le Chevalier à la charrette ( Lancelot), Érec et Énide, Cligè, Le Chevalier au lion ( Yvain) et Le Conte du Graal ( Perceval).
- Dom Pérignon (1639-1715) : le moine bénédictin, né à Sainte-Menehould, est souvent considéré comme l'inventeur du champagne. Dans l'abbaye de Hautvillers, où il séjourna pendant 47 ans, il en a plus exactement amélioré les techniques de fabrication, grâce à ses talents d'oenologue unanimement reconnus. C'est lui, par exemple, qui a le premier assemblé différents crus et cépages pour obtenir une cuvée.
- Denis Diderot (1713-1784) : le philosophe, qui dirigea pendant vingt ans de sa vie l'édition d'un ouvrage gigantesque, L'Encyclopédie (1751-1772), est né en Haute-Marne, à Langres. On lui doit également des œuvres éclectiques, allant du roman ( Jacques le Fataliste) au dialogue philosophique ( Le Neveu de Rameau), en passant par la critique d'art ( Salons) ou encore les essais ( Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient).
- Danton (1759-1794) : Georges Jacques, de son petit nom, est né à Arcis-sur-Aube où l'on peut encore admirer sa statue (datant de 1888). Il y a passé sa jeunesse et aimait à venir s'y ressourcer entre deux péripéties révolutionnaires. Avocat, il se lance dans la politique et fonde en 1790 le Club révolutionnaire des Cordeliers. Après la chute de la monarchie, le 10 septembre 1792, il devient membre du Conseil exécutif provisoire, puis député de Paris à la Convention. Mais ses prises de position pour la fin de la Terreur signent sa perte, son vieil adversaire Robespierre l'attendant au tournant. Traduit devant le Tribunal révolutionnaire, il est guillotiné le 6 avril 1794.
- Louis Hachette (1800-1864) : le fondateur de l'empire de l'édition française, et aujourd'hui internationale, qu'est Hachette, est né dans les Ardennes, à Rethel.
- Arthur Rimbaud (1854-1891) : le poète à l'image d'éternel adolescent est né à Charleville (avant qu'elle ne soit rattachée à sa voisine Mézières), où il a passé son enfance et écrit, dès l'âge de 17 ans, Le Bateau ivre. La vie mouvementée et scandaleuse de l'auteur d' Une Saison en enfer (1873), entre sa liaison tumultueuse avec Verlaine, ses voyages à Londres et en Belgique, puis ses années en Afrique où il fut notamment trafiquant d'armes, s'achève à l'âge de 37 ans, à l'hôpital de Marseille.
- Pierre Dac (1893-1975) : le « Roi des loufoques », né André Isaac, était originaire de Châlons-sur-Marne. Chansonnier, rédacteur en chef de journaux « loufoques » ( L'Os à Moelle, qu'il fonda en 1938), homme de radio (où il donnait là aussi libre cours à son humour délirant), il a notamment formé pendant de longues années un duo de choc avec l'acteur et humoriste Francis Blanche. Celui qui disait que « la mort n'est, en définitive, que la conséquence d'un manque de savoir-vivre », s'était aussi illustré en rejoignant la Résistance à Londres, où il anima en 1943 et 1944 des émissions de radio à la BBC.
- Yannick Noah (né en 1960) : le tennisman d'origine franco-camerounaise, vainqueur de Roland Garros en 1983, puis capitaine de l'équipe de France de tennis, a renouvelé l'expérience inoubliable (pour le meilleur ou pour le pire, selon les goûts) de sa Saga Africa en se reconvertissant dans la chanson. Il est né à Sedan, dans les Ardennes.

Gastronomie

Merveilles de gueule

La gastronomie champardennaise n'est pas des plus légères, avec ses spécialités charcutières, ses potées et ses fromages crémeux. Mais elle recèle de produits du terroir et de spécialités locales qui dénotent un savoir-faire ancestral cultivé avec passion. Ainsi, les Ardennes ont fait partie des six dernières régions de l'Hexagone à bénéficier, jusqu'en 2003, d'un label agricole régional (" Ardennes de France ") pour leurs produits gastronomiques. Lorsque ce type de label a été définitivement abandonné par la France, pour s'aligner sur les certifications européennes - Appellation d'origine protégée (AOP) et Indication géographique protégée (IGP) notamment -, l'association Ardennes de France, qui tend à promouvoir les produits ardennais, s'est chargée de faire obtenir à ces derniers un label rouge, ainsi que les nouvelles certifications pour certains.

Les spécialités ardennaises

- La pomme de terre est le légume de base de l'alimentation ardennaise : mangée en salade, en purée, en fricassée, etc., elle est incontournable. On la trouve dans la salade au lard et aux pissenlits ; dans la bayenne (couches de pommes de terre superposées avec des oignons et de l'ail, et cuites en cocotte) ; dans la cacasse (fricassée de lard, de pommes de terre, d'oignons et d'échalotes ; lorsqu'il n'y a pas de viande, on se contente d'une " cacasse à cul nu ")...
- Dans cette région de chasseurs, le gibier est abondant : sanglier (emblème des Ardennes), chevreuil, lièvre, grive, merle, canard, etc. On le cuisine en sauce, en civet, en terrine...
- La charcuterie : jambon sec et noix de jambon sec des Ardennes (tous deux IGP). Le boudin blanc de Rethel (IGP) est préparé avec de la viande fraîche de porc de premier choix, du lait et des œufs frais, le tout avec un assaisonnement au secret jalousement gardé ; on n'y ajoute ni conservateurs ni colorants ; on le mange tranché pour l'apéritif, aux pommes ou encore en tourte, etc. Citons aussi le boudin blanc à l'oignon de la vallée de la Meuse.
- La dinde rouge des Ardennes, au plumage roux, fut importée dans la région pendant la domination espagnole des Flandres au XVIe siècle. Son élevage, tombé en désuétude, a repris du poil de la bête depuis seulement quelques années. Ce plat de fête, qui fut servi à la table des rois, est dégusté notamment en fin d'année.
- Les poissons : truites de la Semoy, farcies ou au jambon ; friture de fretins de la Meuse ; perche de la Meuse ; brochet farci, etc.
- Les fromages : le maroilles de la Thiérache est un fromage au lait de vache, à pâte molle et à croûte lavée, de couleur orangée ; le rocroy, fromage au lait écrémé à croûte lavée, a pour particularité de contenir 0 % de matières grasses.
- La vaute, la tantimolle et la berdelle sont des crêpes épaisses et rustiques, qui se mangent aussi bien en dessert qu'en entrée.
- Les desserts : gâteau mollet (brioche moelleuse traditionnellement servie aux repas de noces : on y cachait un petit anneau, promesse de fiançailles pour celle qui le trouvait) ; galettes au sucre ; ardoises en chocolat de Sedan, etc.

Les spécialités champenoises

- Les andouillettes de Troyes ont acquis une telle renommée qu'un groupe de fans (fabricants, restaurateurs, critiques gastronomiques) s'est rassemblé en Association amicale des amateurs d'andouillettes authentiques, pour leur décerner un label (A.A.A.A.A.). Une véritable andouillette A.A.A.A.A. est 100 % purs boyaux, estomac et chaudin (gros intestin) de porc frais ; elle est aromatisée d'un mélange d'épices et de condiments dont le secret est jalousement gardé, puis elle est " dressée " à la main. Malgré cette description pas très ragoûtante (!), elle est délicieuse simplement grillée, en sauce (crème fraîche, moutarde, vin blanc et échalotes), en brochettes ou servie en rondelles à l'apéritif.
- Autres curiosités charcutières : les pieds de porc panés de Sainte-Menehould. Ils sont cuits jusqu'à 40 heures dans un bouillon d'oignons, carottes, vin blanc, épices et herbes aromatiques, de sorte que les os deviennent friables et que l'on puisse les croquer jusqu'à la moelle. Puis ils sont beurrés, panés et grillés.
- Les poissons : les brochets de l'étang du Der sont réputés. Beaucoup de plats de poissons sont saucés au champagne : matelote champenoise (assortiment de brochet, carpe, anguille et brème), saumon au champagne, suprême de brochet au champagne, etc.
- La potée champenoise, ou joute, est cuisinée à base de chou, de jambon fumé, de lard, de saucisses, de pommes de terre, de carottes, de navets, d'oignons, etc. Elle est dite - des vendangeurs -, et on imagine bien qu'après ça, on puisse soutenir un bon effort physique !
- Il existe en Champagne une variété de truffe presque oubliée : la truffe grise de Haute-Marne, ou tuber uncinatum, récoltée dans la région de Chaumont. On la servait au XIXe siècle dans les restaurants parisiens. Celle que l'on surnomme le joyau des bois a été redécouverte il y a une quinzaine d'années, et sa production a depuis été relancée sur quelques dizaines d'hectares.
- La moutarde et le vinaigre de Reims (à partir de vin de champagne).
- Les fromages : le célèbre chaource (AOP), un fromage onctueux au lait de vache et à pâte molle, du village de l'Aube éponyme ; le langres (AOP), de la ville de la Haute-Marne, à la croûte orangée et à la forme concave caractéristique.
- Les pâtisseries : les biscuits roses de Reims, à la vanille et recouverts de sucre glace, sont servis en accompagnement du champagne ; les bouchons de champagne, à base de praliné ou de chocolat et en forme de bouchon, également ; les croquignoles de Reims sont des biscuits croquants en forme de doigt.

Délices de gosier

Champagne !

Les vins de Champagne étaient déjà appréciés à l'époque romaine. Mais ils ne ressemblaient guère au champagne actuel. Il fallut attendre Dom Pérignon, à la fin du XVIIe siècle, qui réussit à maîtriser la fermentation et n'hésita pas à marier des crus entre eux pour former des cuvées. Il obtint ainsi - un vin clair à la mousse persistante -, tel que nous le connaissons maintenant. Aussitôt, le champagne connut un succès incroyable.

L'élaboration du champagne

Après la fermentation naturelle dans les cuves aux environs de Noel, on procède au mélange des différents crus. Il faut réaliser un ensemble harmonieux en mariant des vins issus d'années, de cépages et de crus différents. Si le vin n'est obtenu qu'avec des raisins blancs de cépage chardonnay, le champagne est appelé blanc de blanc. Lorsque le vin d'une récolte est exceptionnel, on peut réaliser la cuvée avec le seul vin de l'année : le champagne est alors millésimé
Dans les mélanges, le pinot noir de la Montagne de Reims apporte la vinosité et la luminosité, le pinot Meunier de la vallée de la Marne le moelleux et, enfin, le chardonnay de la Côte des Blancs la finesse et la légèreté
Le vin est ensuite mis en bouteille. C'est l'opération du tirage, au cours duquel on ajoute des levures naturelles et une légère quantité de sucre. Les bouteilles sont mises en cave, où la température doit être maintenue à 10-12 ° C. Pendant cette seconde fermentation, plus lente que la première, le vin prend mousse. On le laisse ensuite séjourner en cave 15 mois minimum, mais le plus souvent 3 ou 4 ans et davantage si l'on veut obtenir un grand cru. Au cours de ce processus, un dépôt se forme dans les bouteilles. Après le vieillissement, elles sont donc installées sur des pupitres, tête en bas, et remuées chaque jour pendant plusieurs semaines pour faire glisser le dépôt vers le bouchon. Vient alors l'opération du dégorgement, qui consiste à expulser ce dépôt. Le col de la bouteille est plongé dans un bain réfrigérant. À son ouverture, le dépôt solidifié est expulsé naturellement par la pression interne. Pour compenser cette perte en volume, on rajoute le même champagne, qui peut contenir un peu de sucre suivant le type de champagne que l'on veut obtenir : brut, sec ou demi-sec.

Après tout ça, la bouteille reçoit un bouchon définitif, maintenu par un muselet.

Le marc de champagne et le ratafia

- Le marc de champagne est une eau-de-vie élaborée à partir de la distillation des peaux de raisin obtenues après l'extraction du jus. Il se boit plutôt en digestif.
- Le ratafia résulte du mélange du moût des raisins et du marc. Lui se consomme en général à l'apéritif.

Cidre, vins et bière

- Au coeur de la Champagne, on produit aussi... du cidre. Celui du pays d'Othe, au sud de Troyes, est essentiellement destiné à la consommation personnelle des agriculteurs du coin. Les pommes sont pressées à l'automne, après la récolte, puis leur jus fermente pendant tout l'hiver. Au printemps suivant, on peut alors boire ce cidre sec et pétillant à la couleur dorée. Avec du cidre, du cassis et du miel, on obtient le cacibel, qui se boit nature ou en cocktail.
- Du côté des vins, le rosé des Riceys est considéré comme l'un des meilleurs de France ; citons aussi le côte des blancs (chardonnay), le bouzy et le cumières (rouges).
- Dans les Ardennes, on brasse de la bière, notamment à Valmy.

Un peu d'histoire

Les premiers habitants

À partir du Xe millénaire av. J.-C., des peuples de chasseurs-cueilleurs trouvent les grandes plaines de Champagne suffisamment à leur goût pour y poser leurs valises. Ils se sédentarisent, défrichent la forêt et se lancent dans l'agriculture. Quelques années plus tard, au néolithique (4e millénaire-3e millénaire av. J.-C.), ils apprennent la céramique, puis la métallurgie à l'âge du bronze (3e millénaire-2e millénaire av. J.-C.).

L'Empire romain d'Occident

Lorsque les Romains envahissent la Gaule (58-51 av. J.-C.), la région est occupée par plusieurs peuples : les Lingons dans les environs de l'actuelle Langres, les Rèmes à Reims, les Catalaunes à Châlons, les Tricasses à Troyes. Ils se soumettent à l'autorité de Rome sans broncher, et obtiennent en récompense un statut " d'allié " qui leur épargne une trop forte sujétion à l'Empire. Reims ( Durocortorum) devient la capitale de la province de Belgique. Les grandes villes deviennent des points de passage sur les voies de communication Nord-Sud, tandis que la région se spécialise dans la verrerie.
L'évangélisation débute au IIIe siècle ap. J.-C. Puis à partir du IVe siècle, la région commence à subir les attaques des peuples germaniques. En 451, Attila le Hun subit cependant une cuisante défaite à la bataille des Champs catalauniques, non loin de Troyes. Mais en 476, c'est la chute de l'Empire romain d'Occident.

Le Haut Moyen Age

Les Francs en profitent pour s'installer. Vers l'an 498, Clovis se fait baptiser par saint Remi à Reims, et se convertit ainsi au catholicisme. Il fonde la dynastie des Mérovingiens.
En octobre 816, Louis Ier le Pieux, fils de Charlemagne (un Carolingien, donc), lance une nouvelle mode en se faisant sacrer à Reims. Il est le premier d'une longue lignée de rois pour qui cette étape deviendra incontournable. En 843, trois ans après sa mort, le traité de Verdun partage son empire entre ses trois fils. La Champagne se retrouve en France occidentale, gouvernée par Charles le Chauve. La période est assez faste pour les villes de la région, qui sont placées au cœur des échanges internationaux.

L'époque féodale

À partir de la fin du IXe siècle, on assiste à l'émergence de la société féodale. Herbert II, chef de la famille de Vermandois, érige l'archevêché de Reims en principauté. Au Xe siècle, les comtes de Champagne, aussi appelés comtes de France, occupent une position privilégiée vis-à-vis du royaume de France, grâce à leur grande richesse. Au XIe siècle, par le jeu des mariages, la Champagne passe sous l'autorité de la maison de Blois.
Du XIIe au XIVe siècle, c'est le succès des grandes foires internationales de Champagne (Lagny, Provins, Troyes, Bar-sur-Aube) ; elles tirent profit des courants commerciaux entre les Flandres et l'Italie, et assurent la prospérité à la région. Plus qu'un simple lieu de commerce, elles deviennent au fil des ans un véritable centre de transactions monétaires, notamment grâce aux changeurs italiens.

Quelques dates clé

- 25 juin 1115 : Saint Bernard fonde l'abbaye cistercienne de Clairvaux, dans l'Aube.
- 1211 : début de la construction de la cathédrale gothique de Reims, après l'incendie qui avait détruit la précédente un an plus tôt.
- 1284 : le mariage de Jeanne de Champagne et de Philippe le Bel entraîne l'intégration du comté de Champagne au royaume de France.

S'ensuit, à partir du milieu du XIVe siècle, la guerre de Cent Ans, qui ravage la région à grands coups de pillages. Troyes est le cadre d'une des péripéties les plus humiliantes pour le royaume : le 21 mai 1420, Charles VI, qui n'a plus toute sa tête et subit la mauvaise influence de son épouse Isabeau de Bavière, y signe un traité qui désigne Henri V d'Angleterre comme son successeur, et spolie le Dauphin. Mais celui-ci ne se laisse pas faire et, grâce à l'aide de la fougueuse Jeanne d'Arc, il est finalement sacré à Reims le 21 mai 1429. Et toc !

Renaissance et Révolution française

Une guerre chasse l'autre. Le 1er mars 1562, le massacre de protestants à Wassy (Haute-Marne) déclenche la guerre des Religions. Mais les choses finissent par prendre une tournure plus positive. En 1642, la principauté de Sedan (Ardennes) est cédée à Louis XIII et rattachée à la Champagne. À la fin du XVIIe siècle, bonne nouvelle : le moine bénédictin Dom Pérignon (1638-1715) apporte à l'abbaye de Hautvillers (Haute-Marne) sa contribution à l'histoire du champagne, en améliorant le procédé de fabrication de ce vin mousseux. L'extension du vignoble s'en trouve stimulée et permet l'essor économique de la région au XVIIIe siècle, c'est également le temps de la reprise pour l'agriculture, ainsi que celui du développement de l'industrie textile et de la métallurgie (en particulier dans les Ardennes et dans la généralité de Châlons).

- Dans la nuit du 20 au 21 juin 1791, Louis XVI et sa famille en fuite sont reconnus à Sainte-Menehould, dans la Marne. Ils sont arrêtés quelques kilomètres plus loin, à Varennes-en-Argonne (Meuse).
- Le 20 septembre 1792, ce sont les Prussiens qui sont arrêtés, dans leur avancée sur la France, à Valmy (Marne) par les troupes de Dumouriez.

Au coeur de trois grandes guerres

La proximité de la région avec les frontières allemandes lui a valu de lourdes batailles sur son sol, lors du conflit contre les Prussiens en 1870, des Première et Deuxième Guerres mondiales.

- En 1870, les Prussiens occupent Châlons le 26 août, Reims le 4 septembre. L'armistice sera signé le 28 janvier 1871, rattachant l'Alsace et une partie de la Lorraine à l'Empire allemand, ce qui rapproche encore la Champagne des frontières de celui-ci.
- Septembre 1914 : bataille de la Marne. Six cents taxis parisiens sont réquisitionnés pour conduire au front 4 000 hommes en renfort : c'est le fameux épisode des taxis de la Marne. Les Allemands battent en retraite jusqu'à la vallée de l'Aisne.
- Juillet-novembre 1918 : seconde bataille de la Marne. Les troupes françaises, emmenées par le maréchal Foch, font capituler les Allemands. L'armistice est signée à Rethondes le 11 novembre.
- 14 mai 1940 : l'armée allemande franchit la Meuse à Sedan (Ardennes), puis atteint la mer en huit jours. La France est sous occupation.
- 1944 : libération de la Champagne.
- Nuit du 7 au 8 mai 1945 : l'armistice est signé à Reims.

Les moments marquants de l'après-guerre

- 1966 : naissance de Charleville-Mézières, dans les Ardennes, par la fusion des communes de Charleville et de Mézières.
- 9 septembre 1970 : mort du général de Gaulle à Colombey-les-Deux-Églises (Haute-Marne), où il est enterré

La terre et les hommes

Voisine de l'Ile-de-France, de la Picardie, de la Belgique, de la Lorraine, de la Franche-Comté et de la Bourgogne, la Champagne-Ardenne est, comme son nom l'indique, née de la réunion de deux régions aux topographies sensiblement différentes.

La terre des Ardennes

Le nord et l'est du département sont occupés par le prolongement du massif de l'Ardenne, qui chevauche la France, la Belgique et le Luxembourg. Formé à la fin de l'ère primaire, il y a plusieurs centaines de millions d'années, le relief s'est aplani avec l'érosion et s'élève aujourd'hui entre 400 et 700 m. Les massifs de grès et de schiste, dont on a exploité l'ardoise dès l'époque romaine, sont couverts d'une épaisse forêt de feuillus (chênes, hêtres) et de conifères. L'exploitation forestière fait partie des activités économiques traditionnelles des Ardennes françaises. La région est giboyeuse et compte de nombreux chasseurs de sangliers, chevreuils, cerfs, et daims. Le sanglier a d'ailleurs été adopté comme emblème des Ardennes, dont le nom viendrait de la déesse celte Arduinna, qui chevauche un sanglier.
Au nord du département, la Meuse s'écoule en méandres sinueux dans une vallée encaissée. Les Ardennes sont également traversées par la Semoy, l'Aisne ou encore le Chiers.
Peu ou pas d'agriculture, si l'on excepte l'élevage, à part sur les terres calcaires du Sud-Ouest, aux confins de la Champagne crayeuse.
Les paysages ardennais ont donné naissance à de nombreuses légendes. Les Dames de la Meuse, plissements de schiste boisés s'élevant à 270 m au-dessus du fleuve, évoquent les formes des femmes infidèles de trois chevaliers partis aux croisades, qui furent pétrifiées pour leur peine. Dominant la vallée de la Semoy, le gigantesque empilement de blocs de quartzite du site de Roc-la-Tour ne serait autre que les ruines d'un château ; celui-ci serait l'œuvre du diable qui, ayant voulu le construire en une nuit, mais pris de court par le chant du coq, aurait soulagé son dépit d'un grand coup de pied dans l'ouvrage. Le rocher des Quatre-Fils-Aymon, quant à lui, rappelle par sa forme l'épopée de quatre chevaliers qui, à la suite d'une querelle meurtrière à la cour de Charlemagne, prirent la fuite sur le légendaire cheval Bayart. Ils trouvèrent refuge sur les hauteurs dominant la Meuse, où ils bâtirent le château Regnault, aujourd'hui disparu.

La terre de Champagne

Le mot « champagne », ou campagne, désigne une région de plaines calcaires, le plus souvent dénudées. De fait, la Champagne dite « crayeuse », autrefois appelée « pouilleuse » à cause de sa pauvreté, est formée d'un plateau calcaire qui ne retient pas les eaux de pluie, d'où son aridité. Cette région, vouée à l'élevage ovin, a été reboisée et abrite aujourd'hui des cultures céréalières et betteravières.
À l'ouest et au sud, des côtes irrégulières dégagées par l'érosion (Montagne de Reims, côte de Champagne, côte des Bar), concentrent le vignoble sur leurs flancs fertiles et abrités des vents, dans la Marne et l'Aube. Le sous-sol crayeux assure à la vigne une irrigation et un emmagasinement de la chaleur du soleil propices à la viticulture. Les meilleurs terroirs sont situés sur la Montagne de Reims, la côte des Blancs et dans la vallée de la Marne.
La Champagne humide, qui s'étend à l'est, du plateau de Langres à l'Argonne, est une terre argileuse parsemée d'étangs. C'est sur le plateau de Langres que la Seine et la Meuse prennent leur source. La région est boisée et propice à l'élevage, notamment laitier.

Architecture traditionnelle

Les maisons à pans de bois, typiques des bocages de la Champagne humide, notamment dans la région du Der, s'élèvent sur une charpente de solides poutres marron, entre lesquelles on a dressé un torchis couleur crème. Certaines façades sont habillées de bardeaux, de carreaux de terre ou de briques de différentes couleurs, parfois en damier.
Non loin de Montier-en-Der, le circuit des églises à pans de bois permet de découvrir la transposition religieuse de cette architecture traditionnelle, à Lentilles, Bailly-le-Franc, Outines, Châtillon-sur-Broué, etc.
À Troyes également, le centre historique recèle des maisons à pans de bois du XVIe siècle, bien restaurées. C'est le plus grand ensemble qui subsiste en France.
Parmi les autres matériaux de construction dans cette région pauvre en pierres, citons aussi la craie et les briques.
Dans les Ardennes, l'exploitation traditionnelle de l'ardoise est rappelée par son omniprésence dans l'architecture : ardoise bleue de Fumay, rose à Haybes, argentée à Rimogne, etc.

Parcs naturels régionaux

La Champagne-Ardenne en compte deux.

Le Parc naturel régional de la Montagne de Reims

Créé en 1976, il englobe 68 communes sur 50 000 ha du dernier promontoire oriental de l'Île-de-France, au sud de Reims. La Montagne de Reims, dont le point culminant ne dépasse pas 288 m, offre de jolis paysages entre vignobles et forêts, ponctués d'adorables petits villages. Elle abrite également une curiosité quasiment unique en Europe, dans la forêt de Verzy : les fameux « faux ». Le terme vient du latin fagus, « hêtre ». Les faux de Verzy, dont les plus vieux ont plus de 300 ans, sont des hêtres au tronc tortueux et difforme, dont les branchages se développent en forme de parasol jusqu'au ras du sol. L'origine de ces arbres étranges a donné naissance à pas mal de légendes : punition divine, pratiques anciennes de marcottage, mutation due à la nature du sol... Le mystère n'a toujours pas été élucidé. Parcours aménagé d'environ 3 km à pied pour les découvrir.

- Maison du Parc, 51480 Pourcy. Tél. : 03-26-59-44-44. Internet : www.parc-montagnedereims.fr. Ouvert du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 12 h et de 13 h 30 à 18 h ; le week-end de 14 h 30 à 18 h 30. Propose aux visiteurs cartes, topoguides, expositions, conférences, sorties nature...

Le parc naturel régional de la Forêt d'Orient

Créé en 1970, il couvre un territoire de plus de 70 000 ha à l'est de Troyes, et 50 communes. Sa situation, au carrefour d'environnements géologiques et géographiques très distincts (Champagne humide d'un côté, crayeuse de l'autre, entre plateau, plaine et vallée), a permis le développement d'écosystèmes multiples. Forêt, prairie, lacs, sont mis en valeur au sein du parc, au même titre que le patrimoine architectural (les traditionnelles maisons à pans de bois notamment).
Trois grands lacs y ont été créés par l'homme pour réguler les cours de la Seine et de l'Aube, et ainsi préserver la capitale de grandes inondations en hiver. L'été, ils permettent de réalimenter les rivières asséchées. Le lac d'Orient (2 300 ha), réservoir de la Seine, a été mis en service en 1966. Les lacs du Temple (1 800 ha) et d'Amance (500 ha) sont bien plus récents (1990), et sont des réservoirs de l'Aube.
À la faveur de cette diversité naturelle, les activités sont multiples dans le parc : randonnée, nautisme ou encore observation de la faune. Les trois lacs sont en effet situés sur le chemin de la migration de nombreux oiseaux ; des postes d'observation ornithologique ont été mis en place, ainsi que des réserves dans la partie nord-est du lac d'Orient, et sur le lac d'Amance. Parmi les espèces visibles, en particulier lors de la migration automnale ou de l'hibernation : grues et hérons cendrés, oies sauvages, rapaces comme l'aigle pygargue...

- Maison du Parc, 10220 Piney. Tél. : 03-25-43-81-90. Internet : www.pnr-foret-orient.fr. Ouvert tous les jours, d'avril à octobre de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h, en juillet-août sans interruption de 10 h à 18 h, et de novembre à mars de 13 h à 17 h. Belle maison à colombages du XVIe siècle, nichée au coeur de la forêt. Expositions plutôt tournées vers l'écologie, la géographie ... Brochures à disposition et vente d'un topoguide sur les balades. Organise des sorties tout au long de l'année, dont le thème est fonction des saisons. Réservation obligatoire.

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