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Allemagne
Les plus peuplé des pays de l'Union européenne est un pays riche en villages de charme, en petites cités médiévales préservées, en paysages plein de douceur et en traditions fortes. Du folklore bavarois aux forêts du Bade-Wurtemberg, des petites routes de Rhénanie aux rives du Danube, l'Allemagne « profonde » et paisible existe bel et bien, loin de l'industrie lourde et des villes tentaculaires engendrées par le XXe siècle. Et puis, l'Allemagne recèle des musées parmi les plus beaux du monde, des cathédrales et des châteaux, des fêtes « kolossales » et des maisons de poupées. Enfin, et ce n'est pas la moindre de ses qualités, une jeunesse dont l'originalité et la liberté vous surprendront...
Carte d'identité
- Superficie : 357 030 km2.
- Population : 82,7 millions d'habitants.
- Capitale : Berlin.
- Religions : protestantisme luthérien, catholicisme.
- Langue officielle : allemand.
- Monnaie : l'euro
- Régime politique : Etat Fédéral, démocratie parlementaire.
- Chef du gouvernement : Angela Merkel (CDU), première chancelière, élue le 10 octobre 2005.
Avant le départ
Adresses utiles
En France
- Office National Allemand du Tourisme (ONAT) : Le Ponant II, 21 rue Leblanc, 75015 Paris. Tél. : 01-40-20-01-88. Fax : 01-40-20-17-00. Internet : www.allemagne-tourisme.com. Fermé au public. Renseignements par téléphone du lundi au vendredi de 9 h à 17 h.
- Office franco-allemand pour la Jeunesse : 51, rue de l'Amiral-Mouchez, 75013 Paris. Tél. : 01-40-78-18-18. Internet : www.ofaj.org M. : Glacière.
- Institut Goethe : 17, av. d'Iéna, 75016 Paris. Tél. : 01-44-43-92-30. Internet : www.goethe.de. M. : Iéna. Ouvert de 9 h à 21 h (sauf le week-end). Bibliothèque ouverte du mardi au vendredi de 14 h à 20 h ; fermée de début juillet à début septembre. Cinéma, expositions, etc. Toute la culture allemande.
- Centre d'information et de documentation de l'ambassade d'Allemagne : 24, rue Marbeau, 75116 Paris. Tél. : 01-44-17-31-31. Fax : 01-45-00-45-27. Internet : www.amb-allemagne.fr. M. : Porte-Dauphine. Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 17 h.
- Ambassade d'Allemagne : 13-15, av. Franklin-D-Roosevelt, 75008 Paris. Tél. : 01-53-83-45-00. Fax : 01-43-59-74-18. Internet : www.amb-allemagne.fr. M. : Franklin-D-Roosevelt.
- Consulats d'Allemagne : 28, rue Marbeau, 75116 Paris. Tél. : 01-53-83-45-00. Fax : 01-40-67-93-53. Ouvert en semaine de 9 h à 12 h. E-mail : service.consulaire@amb-allemagne.fr. M. : Porte Dauphine. Autres consulats à Bordeaux, Lyon, Marseille, Strasbourg.
En Belgique
- Office national allemand du tourisme : Val d'Or, 92, Bruxelles 1200. Tél. : 02-245-97-00. Fax : 02-245-39-80. E-mail : gntobru@d-z-t.com.
- Ambassade d'Allemagne : av. de Tervueren, 190, Bruxelles 1150. Tél. : 02-774-19-11. Fax : 02-772-36-92.
En Suisse
- Deutsches Verkehrsbüro : Talstrasse 62, 8001 Zürich. Tél. : 01-213-22-00. Fax : 01-212-01-75. E-mail : gnto-zrh@d-z-t.com.
- Ambassade d'Allemagne : Willadingweg 83, 3006 Bern 16. Tél. : 031-359-41-11. Fax : 031-359-44-44.
Au Canada
- German National Tourist Board : 480, University Avenue, Suite 1410, Toronto, Ontario M5G-1V2. Tél. : (416) 968-16-85. Fax : (416) 968-05-62. Internet : www.cometogermany.com.
- Ambassade d'Allemagne : 1 Waverley Street, Ottawa, Ontario K2P-0T8. Tél. : (613) 232-11-01. Fax : (613) 594-93-30.
Formalité
Une carte d'identité en cours de validité ou un passeport français, belge ou suisse, suffisent pour entrer en Allemagne. Les Canadiens doivent se munir de leur passeport mais sont exemptés de visa.
Carte internationale d'étudiant
Elle permet de bénéficier des avantages qu'offre le statut étudiant dans le pays où l'on se trouve. Cette carte ISIC donne droit à des réductions (transports, musées, logements...).
Toutes les infos complémentaires sont sur : www.carteisic.com.
Carte (FUAJ) internationale des auberges de jeunesse
Cette carte, valable dans 81 pays, permet de bénéficier des 4 000 auberges de jeunesse du réseau Hostelling International réparties dans le monde entier. Les périodes d'ouverture varient selon les pays et les AJ. À noter, la carte AJ est surtout intéressante en Europe, aux États-Unis, au Canada, au Moyen-Orient et en Extrême-Orient (Japon...).
Pour connaître toutes les destinations ainsi que les tarifs et les modalités d'utilisation : www.fuaj.org ou dans tous les points d'information et de réservation FUAJ.
Carte européenne d'assurance maladie
Pour se la procurer, il suffit d'appeler votre centre de Sécurité sociale qui vous l'enverra sous 15 jours (possibilité de la commanderpar Internet sur le site www.ameli.fr ).Cette carte fonctionne avec tous les pays membres de l'Union européenne, ainsi qu'en Islande, au Liechtenstein, en Norvège et en Suisse. De même format que la carte Vitale (mais bleue), elle est valable un an, gratuite et personnelle. Elle permet la prise en charge des soins de santé dans tous les pays d'Europe dans les mêmes conditions que les assurés du pays de séjour, mais n'est pas valable pour les soins délivrés dans les établissements privés.
Argent
Monnaie, banques, change
Argent
L'euro a remplacé le Deutsche Mark en 2002.
Banques
Ouvertes en semaine, en général de 8 h 30 à 13 h et de 14 h 30 à 16 h ou 17 h 30. Attention, elles sont fermées les samedi et dimanche.
Change
Pour nos amis suisses et canadiens, dans les aéroports, aux frontières et dans les gares des grandes villes se trouvent des bureaux de change qui sont le plus souvent ouverts de 6 h à 22 h, même le week-end.
Cartes de paiement
Aucune difficulté pour retirer de l'argent en Allemagne, mais vérifiez auprès de votre banque le montant maximum autorisé par semaine. Toutes les villes disposent de distributeurs acceptant les principales cartes de paiement. Dans une immense majorité, les stations-service, hôtels, restos et commerçants les acceptent également. Chez les petits commerçants, on paie de préférence en liquide, de même souvent dans les petites pensions et chambres d'hôtes. Pensez à disposer d'assez de liquide.
Budget
L'Allemagne n'est pas la destination rêvée pour les budgets routards, mais le coût de la vie n'a rien de prohibitif.
Hébergement
- Bon marché : compter 15 à 20 euros par personne pour une nuit
- Prix moyens : compter de 30 à 40 euros par personne.
- Plus chic : à partir de 45 euros par personne.
Restaurants
- Bon marché : un repas en resto U ou dans un Imbib (une variété de snack-bar avec plats à emporter) vous coûtera environ 3 euros. Pour un repas au restaurant, compter de 9 à 20 euros .
Transports
D'une manière générale, les transports en commun sont plus chers qu'en France, sauf le train et l'avion, dont les prix sont comparables à ceux pratiqués en France.
Sorties
Prévoir un gros budget : le tarif des musées est raisonnable, mais ils sont nombreux … et fabuleux !
En bref, profitez de toutes les réductions possibles : les étudiants sont particulièrement bien lotis avec des réductions jusqu'à 50% sur les musées et les spectacles. Vous pouvez faire établir une « carte franco-allemande d'étudiant » pour environ 2,30 euros auprès du CROUS. Mais il existe également des avantages dont chacun peut profiter : billets de théâtre et d'opéra à 50 % le soir même, offres spéciales de la Deutsche Bahn, etc. De plus, pratiquement chaque ville présentant un intérêt touristique propose une carte journalière ou pour 3 jours, offrant la gratuité des musées et des transports, et des réductions sur les concerts et spectacles. En vente entre 8 et 18 euros dans les offices de tourisme.
Achats, souvenirs
Si vous passez en Forêt-Noire, rapportez une horloge-coucou , à l'Est, les porcelaines de Saxe ou de Meissen. Les Birkenstockschuhe: genre de sandales orthopédiques, très à la mode chez nos amis allemands. Dans les villes de l'Est, les germanophiles se jetteront sur les livres (surtout à Leipzig), bon marché, et les mélomanes sur les partitions, réputées pour leur qualité. Les foulards de soie et, pour ceux qui aiment, les célèbres chopes à bière (chères) de Munich. Pour les plus gros budgets, les pierres taillées de la région du Palatinat.
Cuisine et boissons
Cuisine
Du lard ou du cochon ?
On retrouve les porcs dans toutes les assiettes et quelles que soient les régions, sous des formes prouvant l'imagination débridée des charcutiers : saucisses, saucissons, lardons, jambons, jarrets, abats ou simples côtelettes...
Saucisses à gogo
La Weisswurst, sorte de boudin blanc, est de loin la meilleure. La Bockwurst a une peau trop dure. La Plockwurst, aux airs de knack rosie, contient aussi du boeuf. La Bierwurst, sorte de salami, accompagne la bière. La Bratwurst, originaire de Nuremberg, est servie grillée. La Schinkenwurst, fumée mais à grains épais, n'a pas l'air engageante. La Leberwurst, au foie, peut être tartinée et la Knackwurst est la moins passionnante ! Nous ne nous étendrons pas sur leurs consoeurs : Wiener, Bragen, Zungen et autres Würste plus rares.
L'homme à tête de chou
Pour accompagner saucisses et viande de porc, deux légumes omniprésents : la pomme de terre (Kartoffel) et le chou (Kohl). Les patates se mangent sous toutes leurs formes : salade, purée, frites, etc. Le chou, rouge et aigre en entrée, donne aussi la fameuse choucroute (Sauerkraut), moins présente dans le pays qu'on le croit. Elle accompagne surtout le Eisbein, jarret de porc fumé et bonne spécialité berlinoise. Les Knodel sont également fréquents dans tout le pays. Ces grosses boulettes de pâte, à base de mie de pain ou de pommes de terre, ne sont pas vraiment ce que la cuisine d'Europe centrale a donné de meilleur. Un bon plat hongrois que l'on trouve dans tout l'Est de l'Allemagne : le goulasch, soupe de boeuf aux oignons et au paprika.
Ca ne mange pas de pain ...
Qu'on s'en tienne au pain, absolument exquis, tant le Weissbrot (blanc), le Schwarzbrot (noir), le Vollkornbrot (aux céréales), les Brotchen (petits pains), que le Pumpernickel, pain noir dont les fines tranches compactes sont, comme en Scandinavie, conservées sous papier alu. Sur ce pain, posez un hareng Bismarck, ou ces charcuteries dont les Allemands sont les maîtres : Leberwurst, jambon de Westphalie, etc. Et pour finir, prenez le temps du Kaffee-Kuchen à l'heure du goûter et attaquez un gros gâteau crémeux à étages (Schwarzwalder Kirschtorte), ou une lichette de ces pâtisseries géantes, type Strudel, dont les ménagères étalent la pâte sur leur plaque de four.
Boissons
En Allemagne, « eau » s'entend presque toujours gazeuse. Si vous ne supportez pas les bulles, insistez pour avoir de la stilles Wasser (eau non gazeuse) ou demandez de l'eau du robinet (Leitungswasser).
La bière
Chez les anciens Germains, on buvait de la bière (Bier) sans excès, et toujours entre Kameraden. Cette convivialité de la bière, présente dans toute l'Allemagne, prend toute sa dimension à Munich, où on la boit du matin jusqu'au soir dans ces cabarets monumentaux que sont les grandes brasseries, comme la Hofbrauhaus (près de 1 000 personnes). Les Mass, chopes d'un litre, glissent en fanfare d'un bout à l'autre des longues tables en bois. Selon l'époque, elles débordent de Starkbier, une bière forte de printemps inventée pour revigorer les moines durant le carême, ou de la Maibock de mai, plus ronde et plus légère. En été, vient le temps des Biergarten, ces jardins à bière où des milliers de chopes peuvent trinquer sous les châtaigniers, et dont Munich, là encore, s'est fait une spécialité. Chaque région, chaque ville, chaque abbaye parfois, a sa bière et la défend contre toutes les autres ! La Salvator, une brune de Bavière qui n'est brassée que quelques jours par an. Berlin savoure dans une grande coupe à pied sa Berliner Weisse, une bière blanche de froment (Weizen), mousseuse et un brin amère, relevée avec de la framboise ou du citron. Au XVe siècle, l'Allemagne comptait au moins 113 bières diverses, souvent aromatisées : safran, cannelle, muscade, gentiane, opium même... Elles disparurent avec le Reinheitsgebot de 1516, qui limitait strictement les composants de la bière : orge, eau, houblon. Encore maintenant, cet « édit de pureté » garde force de loi, interdisant en Allemagne, en théorie du moins, ces bières légères de maïs si communes aux Pays-Bas et en France.
Les vins
Le vin (Wein) allemand a ses crus, ses lieux, et sa vogue progresse : il plaît. Dans toute l'Allemagne, on trouve des bars à vin : Weinstube, Weinkeller, Weinrestaurant, Schneckenhaus et autres Kneipen, où on le boit dans des verres bombés, dressés sur un gros pied de couleur verte, le Schoppen (canon), avec de petits plats chauds. Dans les régions viticoles, en revanche, le vin règne dans toutes les auberges, on le sert sous la tonnelle en Schoppen ou en Viertel (quart). Ce vin est le plus souvent blanc, gai, fruité, subtil. Bref, un peu alsacien. Pas étonnant, les cépages (riesling, pour les meilleurs, mais aussi sylvaner, traminer, etc.) et le climat sont en gros les mêmes. Avec une particularité, la douceur. Vérifier le sigle : Tafelwein pour le courant, QBA pour les vins d'appellation contrôlée, QMP pour les crus exceptionnels, et Naturrein (pureté naturelle) pour tous, car les fraudes sont fréquentes.
Le vignoble allemand se cantonne dans le centre et le sud du pays, où il s'atomise en petits crus. Les plus fameux sont les vins du Rhin, comme l'illustre la route du Vin qui s'étire de Karlsruhe à Spire, en passant par la Rheinhau, autour de Rudesheim, Bad Durkheim et le long défilé après Bingen. Dans la foulée, il faut goûter leurs voisins du Palatinat, les Pfalzer, doux, puissants et complexes, et ceux, secs et racés, des vallées de la Sarre et de la Moselle.
Les crus du sud-ouest sont remarquables, en premier lieu ceux du Kaiserstuhl, près de Fribourg-en-Brisgau, marqués par leur terroir volcanique, ainsi que leurs compères de la Forêt-Noire, les Markgrafler (près de Baden-Baden), et de Franconie (Franken), secs comme les Tubingen. Une pensée pour les vins bavarois (Rothenburg et Würzburg), très clairs, très secs, très élégants, conservés dans des bouteilles à ventre rond et plat, dérivées des outres ( Bocksbeutel, « sac de bouc »). La Thuringe aussi a ses crus : les vins des vallées de la Saale et d'Unstrut. Les bordeaux traditionnellement importés par les villes hanséatiques jouissent à Lübeck d'un curieux traitement : on les cuit, on les sucre, on les revend aux Scandinaves sous le label Lubischer Rotspon !
Les alcools
Il y a des schnaps à tout. Aux fruits dans la Forêt-Noire : cerise, quetsche, framboise... Blancs en Westphalie, comme le Steinhager. Au cumin dans le Schleswig-Holstein. Plus spécial, le Weinbrand de Mayence ou Wiesbaden, imité du cognac. Le Kummel de la Baltique et le Dantziger Goldwasser, frère de la vodka aux paillettes d'or de Pologne. Le bizarre Jagermeister et le redoutable Ratzeputz du nord, mixture incendiaire à base de gingembre conçue pour résister à des froids de - 30 °C. Dans l'ex-RDA, l'alcool le plus fréquent reste la vodka. On peut aussi goûter au Korn, eau-de-vie de grain au goût curieux.
Culture
Cinéma
Inspirés d'abord par le fantastique d'Hoffmann, les cinéastes allemands vont vite adopter l' expressionnisme. Le Cabinet du docteur Caligari (1919), avec l'acteur fou Conradt Veidt, lance le genre, entre grand guignol et delirium tremens. Avec le redressement économique apparaît la « nouvelle objectivité » dont G.W. Pabst est l'auteur le plus illustre : La Rue sans joie (1925), où une inconnue du nom de Greta Garbo crie misère, Lulu (1929), où Louise Brooks est divinisée par la critique, et L'Opéra de quat'sous (1928), en collaboration avec Brecht. De son côté, Ernst Lubitsch, avant de filer à Hollywood, donnera dans le grand spectacle avec Madame du Barry (1919) et Anne Boleyn (1920).
L'apparition du parlant marque la fin de l'âge d'or, à quelques exceptions près, dont L'Ange bleu (1930) de Joseph von Sternberg, avec la révélation de Marlène Dietrich, ou le très bolchevique Ventres glacés (1932) de Slatan Dudow. Seul Fritz Lang surfera génialement sur divers styles, depuis Les Trois Lumières (1921) jusqu'au Testament du docteur Mabuse (1932). Après que le sosie de Charles Chaplin aura achevé en sous-sol son macabre tour de piste, l'Allemagne se passera pendant 20 ans de faire du cinéma... Seuls émergent dans ce désert Les Assassins sont parmi nous (1946) de Wolfgang Staudte, et Un homme perdu (1951) de l'ancien acteur fétiche de Lang, Peter Lorre.
L'exemple de la « nouvelle vague » française réchauffera les jeunes imaginations vers 1963-1964. Dans le sillage de Volker Schlondorff (avec Les Désarrois de l'élève Torless, 1965), et Peter Fleischmann ( Scènes de chasse en Bavière, 1969), une nouvelle génération se hisse vite à un niveau mondial en cultivant un style décadent et un humour nihiliste. L'inépuisable Rainer Werner Fassbinder en est l'âme punkoide, tandis que Werner Herzog, avec Aguirre (1972), cultive un certain mysticisme et que Wim Wenders, à partir de L'Ami américain (1977), stylise sa fascination pour les « road-movies » ... Comme nous ! Signalons en 2003, le fabuleux succès de Good Bye Lenin, film culte de l'Ostalgie, et Rosenstrasse de Margarethe von Trotta, l'histoire d'une révolte de femmes sous le régime nazi, qui fut primé à la Mostra de venise. En 2005, La Chute raconte avec réalisme les derniers jours de Hitler dans son bunker berlinois.
Littérature
L' Hildebrandslied carolingien fut le premier à héroiser les Germains des Grandes Invasions. On retrouve ces braves gens en 1204 à propos du conflit entre Burgondes et Huns sur les deux fleuves cultes de la Germanie, le Rhin et le Danube. Même le cycle celte de la Table ronde passe à la moulinette germanique : c'est le Tristan de Gottfried de Strasbourg et le Parsifal de Wolfram von Eschenbach. Au XIVe siècle, l'Allemagne a rejoint le concert des lettres européennes. Sa scolastique rayonne avec Albert le Grand, maître du futur Thomas d'Aquin, et surtout Maître Eckhahrt qui, en traduisant le bonheur de l'âme unie à Dieu, jette les fondements de la mystique allemande.
Les Lumières
À partir de 1750, à Hambourg, Leipzig puis Berlin, les idées des Lumières se diffusent : c'est l' Aufklarung. Le mouvement Sturm und Drang («Tempête et Passion »), qui apparaît vers 1760, exalte le lyrisme échevelé. Les jeunes Schiller et Goethe y font leurs premières armes. Mais quand Goethe arrive à Weimar, en 1775, il songe déjà à ce qui deviendra le classicisme allemand. C'est l'idéal de « l'honnête homme » que forge l'expérience de la vie.
Le romantisme
À Iéna, vers 1800, autour du très jeune Novalis, on cultive l'ironie (le Witz) mais on se passionne pour le merveilleux, la magie, le magnétisme animal. Après la chute de Napoléon, une « seconde génération » romantique apparaît. Dès 1890, l'agitation sociale va imposer un style naturaliste. Frank Wedekind signe au théâtre de violentes satires.
Du Reich aux ruines
Après 1918, c'est l'apothéose de Berlin et de ses cabarets, la « Babylone » de Brecht et des expressionnistes qu'Alfred Doblin immortalisera juste avant fermeture dans son grand roman : Berlin Alexanderplatz (1929). Tandis qu'Erich Maria Remarque et Ernst von Salomon tirent plutôt froidement les conclusions de l'effondrement de l'Empire, Ernst Junger et Thomas Mann portent un regard sibyllin de grands bourgeois désabusés sur un avenir encore plus sombre. Au théâtre, Brecht s'engage politiquement très à gauche, avec Tambours dans la nuit (1922) puis L'Opéra de quat'sous (1928). La poésie se fait macabre, avec Gottfried Benn, médecin à la morgue, ou « concrète » (et dadaiste) avec le loufoque Kurt Schwitters.
En 1933, pour beaucoup, c'est l'exil, parfois même le suicide, ou encore « l'exil intérieur » dont Ernst Junger sera le symbole. La génération suivante produit ce que l'on appellera « la littérature des ruines » ! Les écrivains allemands de l'après-guerre, en dehors des figures que sont Heinrich Boll ou Gunter Grass, voire Peter Handke, restent coincés, par la droite et par la gauche, dans une liberté restreinte et surveillée. 1999 : prix Nobel de littérature à Gunter Grass.
Musique
L'art instrumental reste timide jusqu'au XVIIe siècle. Mais le Nordique Dietrich Buxtehude (1637-1707), avait un tempérament romantique et fougueux. À l'opposé, Johann Pachelbel (1653-1706), opte pour l'équilibre et le classicisme latins. De son côté, Johann Kuhnau (1660-1722) annonce déjà la « musique à programme ». Avec l'Aufklarung apparaît en Thuringe la dynastie des Bach. Le plus célèbre, Johann Sebastian (1685-1750), s'il est un excellent organiste, développe aussi le domaine vocal, de nouvelles formes et jeux d'écriture qu'il expose dans L'Art de la fugue. Pendant la même période, Georg Friedrich Haendel sera infiniment plus célébré de son vivant. Le « mouvement préclassique » regroupe deux des fils de Bach, Wilhelm Friedmann et Carl Philip Emmanuel, ainsi que Georg Philip Telemann et Johann Mattheson, qui, plus modernistes, considèrent Bach et Haendel comme des hommes du passé ... Arrive alors Ludwig van Beethoven (1770-1827) dont Einstein dira : « Beethoven préfère écrire contre son temps que pour lui ». Le romantisme s'exprime aussi avec Carl Maria von Weber (1786-1826) et son grand opéra fantastique : le Freischutz (1821). Mais c'est surtout Robert Schumann (1810-1856) qui incarnera le mieux, au travers de ses Lieder, l'âme romantique du XIXe siècle. Richard Wagner (1813-1883) va, lui, faire table rase et s'enfermer dans un univers fantastique et somptueux dont ses nombreux créanciers ne parviendront jamais à le tirer ! À partir de l'opéra Tannhäuser (1845), le style mégalo de Wagner ne cesse d'alimenter les controverses. Mais l'époque moderne arrive. En Allemagne, Paul Hindemith et Carl Orff sont les meilleurs représentants de cette tendance « expressionniste », tandis que Richard Strauss (1864-1949), à l'écart de toutes les évolutions, maintiendra le cap d'un romantisme tour à tour impressionniste, mystique (quatre derniers Lieder) et grandiloquent (Also sprach Zarathoustra). Enfin, après la dernière guerre, Karlheinz Stockhausen (né en 1926), élève de Milhaud et de Messiaen, développe la théorie du « hasard guidé » et la « technique sérielle ponctuelle » ( Kontrapunkte, 1953). Parallèlement, Hans Werner Henze (né la même année) enrichit la musique concrète.
Peinture et architecture
À Nuremberg, Albrecht Durer (1471-1528), fils d'orfèvre, devient le maître de la gravure sur bois. Son contemporain, Matthias Grunewald, est surtout célèbre pour son Retable d'Issenheim, exposé à ... Colmar et que Huysmans admirait. Albrecht Altdorfer (1480-1538), avec son chef-d'oeuvre halluciné, La Bataille d'Alexandre (1529, Munich) , utilise l'espace et la lumière avec une grandeur épique toute wagnérienne. Le XVIIe siècle, avec sa guerre de Trente Ans (1618-1648), sera une période sombre pour l'Allemagne. Au XVIIIe siècle, l'architecture surtout marquera sa suprématie. Chaque prince veut faire bâtir son Versailles. La Bavière catholique développe un baroque influencé par l'Italie. Le théâtre de la Cour (1750-1753) à Munich est un joyau de l'art rococo, ainsi que l'église Saint-Jean Népomucène. En Saxe, l'une des oeuvres majeures est le Zwinger de Dresde, commencé en 1711. La réaction contre le baroque se fera dans le goût néo-classique de Palladio. Berlin et Munich se couvriront d'édifices froids et rigides à la gloire de ce nouveau culte de l'Antique. Le retour à la « grande » peinture n'aura lieu qu'à la fin du XIXe siècle avec la découverte des arts océaniens ! Si les romantiques Otto Runge et Caspar David Friedrich traduisent le fantastique romantisme d'un Hoffmann ou d'un Novalis, Emil Nolde (1867-1956) sera le premier à traduire la modernité en peinture. Après la Première Guerre mondiale, Otto Dix et Georg Grosz, par leur critique violente de la société de Weimar, seront de vrais peintres punks avant la lettre. Max Ernst, s'il commence sa carrière auprès des dadaistes allemands, émigre vite en France (le plus grand collectionneur de Max Ernst est sans conteste... Daniel Filipacchi ; et il s'y connaît !). En architecture, on retiendra surtout les noms de Walter Gropius (1883-1969), fondateur du Bauhaus en 1919 à Weimar, puis en 1925 à Dessau, où peintres, architectes et sculpteurs entendent « concevoir et créer le nouvel édifice du futur », et de Mies van der Rohe (1886-1969) qui, exilé aux États-Unis, va couvrir Chicago de buildings.
Philosophie
Leibniz, né en 1646, étudie la philosophie à Leipzig, les maths à Iéna, et vient à Paris s'imprégner de Pascal, puis va en Hollande bavarder avec Spinoza. Kant, qui naît en 1724 à Konigsberg, accomplira une « révolution copernicienne » dans la philosophie. S'en réclameront Fichte, Schelling, et surtout Hegel (1770-1831) , sans lequel le monde moderne n'aurait sans doute pas été la foire d'empoigne que l'on sait. Embaumé dès son vivant, il sera alors la cible des « hégéliens de gauche », dont Stirner, Bauer et le jeune Karl Marx. Marx, renversant l'idéologie hégélienne, créera ce bon vieux « matérialisme historique ». Schopenhauer (né à Dantzig en 1788), à contre-courant de tout, avec son ouvrage phare, Le Monde comme volonté et comme représentation (1818), aboutit à un pessimisme égoiste et douloureux qui inspirera l'antihumanisme de Friedrich Nietzsche. Nietzsche, ce célèbre moustachu, né en 1844, sera l'enfant terrible de la philosophie. Il fut hélas « récupéré » par les nazis (tout comme Hegel et Schopenhauer), et il a fallu attendre les années 1950 pour que le « vrai » Nietzsche soit correctement découvert... Husserl (1858-1938) et Heidegger (1889-1976) , en revanche, bunkérisés dans leur langage de spécialistes de la « phénoménologie transcendantale », s'inscrivent en réaction au style vivant et imagé de Nietzsche … L'école de Francfort, créée dans les années 1920 par Max Horkheimer et Theodor Adorno, est sans doute la pensée philosophique (mélange de Freud, de Marx et de sociologie) la plus intéressante de cette époque. On y trouve Wilhelm Reich et Herbert Marcuse, qui émigreront aux États-Unis en 1933 et deviendront les deux grands théoriciens de la libération sexuelle chez nos amis les hippies (La Fonction de l'orgasme, Éros et Civilisation). Aujourd'hui, Jurgen Habermas ( Raison et légitimité, 1973) perpétue l'esprit de l'école de Francfort : sorte de Baudrillard allemand, il reste en quelque sorte le dernier philosophe dérangeant outre-Rhin.
Médias
La presse
C'est l'une des plus puissantes d'Europe ; plus de 30 millions de quotidiens sortent des imprimeries allemandes chaque jour. Le Bild, populaire et populiste, est le plus important. Autres quotidiens plus convenables à retenir : Die Welt, Die Frankfurter Allgemeine Zeitung, Die Zeit, Die Suddeutsche Zeitung, etc. En ce qui concerne les hebdomadaires, le Spiegel se démarque nettement du Stern ou du Bunte qui s'apparente davantage à des journaux à scandale.
La radio, la télévision
Elles ne sont pas entre les mains de l'État, mais des Lander, donc beaucoup de programmes radio et télé sont régionaux. L' ARD et la ZDF sont les deux chaînes de télévision principales parmi celles qu'on reçoit sans câble. Elles participent toutes deux aux programmes d'Arte. La télévision câblée est très développée outre-Rhin.
Géographie et climat
L'hiver n'est pas la meilleure saison pour voyager en Allemagne : entre le froid et la brume dans le Sud, le vent et l'humidité dans le Nord, la neige fréquente à Berlin, il y a de quoi hésiter. L'idéal est donc de partir entre mai et septembre (plutôt chaud dans le Nord, - climat continental à Berlin -, carrément chaud dans le Sud), même si l'hébergement pose un vrai problème.
Un dernier conseil : pour faire face à la fraîcheur des soirées et aux averses orageuses, n'oubliez pas votre petite laine et surtout un bon imper.
Hébergement
Voilà le problème principal, aussi bien à l'Est qu'à l'Ouest ! Nous insistons : réserver les chambres d'hôtel, AJ et campings le plus tôt possible avant de partir.
Chez l'habitant
Une solution qui en sauvera plus d'un. D'abord, c'est trois à six fois moins cher qu'un hôtel, et surtout on en trouve partout, aussi bien en ville qu'à la campagne où la formule est assez répandue. Guetter les pancartes « Zimmer frei » sur les routes ou demander aux offices de tourisme locaux les adresses des habitants prêts à accueillir les touristes. Il faut compter environ entre 25 et 30 euros pour deux personnes pour une chambre avec petit déjeuner.
Auberges de jeunesse
En Allemagne, les AJ existent sous deux formes : la Jugendherberge et la Jugendgastehaus. La seconde est un peu plus chère que la première ; les deux exigent la carte des AJ et pratiquent le couvre-feu (généralement 23 h ou minuit). Hors saison, elles sont essentiellement utilisées par les groupes scolaires. Attention : les auberges de jeunesse sont interdites aux plus de 26 ans en Bavière, alors qu'on n'observe aucune restriction de ce genre dans le reste du pays.
Campings
Terrains souvent bien situés, en bordure de lac ou de forêt, voire les deux. Bien équipés. Bien que certains terrains soient assez vastes pour espérer y trouver une place sans réserver, il est plus prudent de téléphoner avant de s'y rendre. Pour avoir un ordre d'idée, les tarifs varient de 3 à 5 euros par personne et par nuit et autour de 5 euros par emplacement. Attention douches, eau chaude, électricité et PQ parfois payants !
Hôtels
L'hôtellerie allemande est assez chère, et parfois insuffisante au regard de la demande. Vastes, chers et modernes, ils sont restés longtemps réservés aux étrangers. À noter : les chambres doubles (Doppelzimmern) ont presque toujours 2 lits jumeaux ; le lit double est une denrée rare en Allemagne ! À noter également : l'intéressante initiative de l'Office national allemand du Tourisme qui propose la brochure L'Allemagne à prix malins, avec des références d'hôtels et de pensions où l'on parle le français. Prix à partir de 18 euros et jusqu'à 40 euros par personne.
Santé et sécurité
Pour un séjour temporaire en Allemagne, pensez à vous procurer la carte européenne d'assurance maladie.
Les médecins consultent en général de 8 h à 12 h et de 16 h à 18 h, sauf les mercredi, samedi et dimanche. En cas de pépin, on peut toujours appeler le consulat de France qui fournira une liste de médecins.
Traditions
Fêtes et jours fériés
Jours fériés
1er janvier, Épiphanie (dans le Bade-Wurtemberg, en Bavière et en Saxe-Anhalt), Carnaval (dans le Bade-Wurtemberg, en Bavière du Sud, en Rhénanie-Palatinat et Rhénanie-Westphalie), Vendredi saint, dimanche et lundi de Pâques, 1er mai, Ascension, dimanche et lundi de Pentecôte, Fête-Dieu, Assomption (dans les régions de tradition catholique), Fronleichnam (2e jeudi suivant la Pentecôte), fête de la Réforme (31 octobre), jour de Pénitence et de Prière à la mi-novembre (en Saxe), Toussaint (régions catholiques) et 25 et 26 décembre.
Fêtes
- Fête nationale : le 3 octobre, date de la réunification.
- Oktoberfest : grande fête de la Bière, de la mi-septembre au premier dimanche d'octobre.
- Fruhlingsfest (fête du Printemps) : manifestation la plus gaie et la plus importante de l'ex-RDA. A lieu le 1er mai de chaque année.
- Weihnachtsmärkte (marchés de Noel) : dans de nombreuses villes, durant tout le mois de décembre : artisanat, vin chaud à la cannelle, saucisses à profusion, pains d'épices ...
- Carnavals rhénans et alémaniques : en février, à Dusseldorf, Cologne, Bonn, Mayence.
- Le Rhin en flammes : entre mai et septembre, les rives et coteaux du Rhin romantique, Bonn et Mayence s'embrasent, sous les lumières des bateaux illuminés.
Religion
L'Etat garantit la pleine liberté de confession et le libre exercice du culte. En théorie, chaque Allemand appartient à une Eglise, et doit verser un impôt (Kirchensteuer) à l'État qui le redistribue au culte choisi. Pour échapper à cette taxe, beaucoup d'Allemands se déclarent athées ! Contrairement aux idées reçues, les catholiques sont légèrement majoritaires dans les Länder de l'Ouest (27,1 millions contre 27 millions de protestants), et se concentrent au sud du pays, en particulier en Bavière. Au nord et surtout dans l'ex-RDA, les adeptes des thèses luthériennes ne se comptent pas. Les musulmans (trois millions) représentent 2 % des fidèles. Moins de 0,2 % des Allemands sont juifs (ils étaient plus d'un demi-million en 1936...).
Savoir-vivre, coutumes
Bien qu'il n'y ait pas de différences fondamentales entre les mœurs de nos voisins et les nôtres, il faut savoir que les Allemands sont d'une nature plutôt disciplinée. Ne vous ruez pas sur la première Allemande qu'on vous présente en l'embrassant sur les deux joues comme si vous la connaissiez depuis toujours. En Allemagne, on n'embrasse que les personnes que l'on connaît bien. Traversez la rue lorsque le feu pour piétons est au vert, et ce, même quand il n'y a pas de voiture en vue. Faire le contraire pourrait vous attirer les remarques de mères de famille, ou de policiers. Cela pourrait même vous coûter une amende. Évitez d'aborder le thème du IIIe Reich avec un inconnu ou une connaissance trop récente. Traumatisés par leur passé, les Allemands restent très susceptibles sur ce point et pourraient croire à une mise en accusation directe de votre part. Évitez d'arriver 45 mn en retard à vos rendez-vous, les Allemands sont d'une ponctualité très suisse !
Transports
Vie pratique
Langue
Assez doués pour les langues, les Allemands de l'Ouest parlent souvent l'anglais, plus rarement le français. À l'Est aussi, la langue de Shakespeare a supplanté le russe.
Musées
Prévoir un gros budget : leur tarif est raisonnable mais ils sont nombreux... et fabuleux ! Prévoir, donc, pas mal de temps pour la visite de certaines villes.
Bon à savoir : ils accordent toujours des réductions pour étudiants (ne pas oublier sa carte), pour enfants, familles, personnes âgées, militaires, personnes handicapées, etc. Les musées d'État sont en général gratuits les dimanche après-midi et jours fériés.
Horaires
De manière générale, les magasins sont ouverts de 9 h à 20 h en semaine et jusqu'à 16 h le samedi. En revanche, ils sont fermés le dimanche et les jours fériés.
À noter : en novembre 2006, Berlin a adopté une loi permettant aux commerces de la capitale de prolonger leurs horaires d'ouverture : les magasins berlinois sont désormais autorisés à ouvrir leurs portes du lundi au samedi … 24 heures sur 24! Reste à savoir si les autres régions allemandes légifèreront dans le même sens ...
Poste
Les bureaux de poste sont en principe ouverts du lundi au vendredi de 8 h à 18 h et le samedi de 8 h à 12 h. Dans les gares des grandes villes et dans les aéroports, ils restent ouverts plus longtemps et parfois même le dimanche.
Pourboire
Le service est toujours compris dans l'addition, et le pourboire n'est pas une obligation. Cela dit, il est bien vu d'arrondir la note plus ou moins largement en fonction de la qualité du service. Indiquez alors le montant du pourboire en payant, car on ne le laisse jamais sur la table. Précisez : stimmtso (on prononce « chtimtzo ») si vous laissez la monnaie.
Téléphone
- Allemagne vers France : 00 + 33 + n°du correspondant à 9 chiffres (on ne compose pas le 0).
- Allemagne vers Belgique : 00 + 32 + indicatif de la ville + numéro.
- France vers Allemagne : 00 (tonalité) + 49 + indicatif de la ville + n°du correspondant.
- Belgique vers Allemagne : 00 + 49 + indicatif de la ville + numéro.
- Allemagne vers Allemagne : pour téléphoner d'une localité à l'autre de l'Allemagne, il faut composer le 0 devant l'indicatif de la ville.
- Renseignements nationaux : tél, 01-188.
- Renseignements internationaux : tél, 00-118 (depuis l'Allemagne) et tél, 00-33-12 + code pays (49 pour l'Allemagne), depuis la France.
- Appel en PCV : tél, 013-08-000 + 33 (pour la France).
- Urgences (de n'importe quel poste, dans tout le pays) : appel de secours, tél, 110. Sapeurs-pompiers : tél, 112.
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Dernière mise à jour : le 12/08/2008 à 13h09
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